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dimanche, 23 février, 2020
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Bouira : «Le peuple n’arrête pas sa révolte !»

15 février 2020 à 10 h 18 min

Vendredi prochain, la révolte populaire fêtera une année. La volonté des Algériens d’en finir avec le système est toujours présente. En effet, le mouvement populaire ne cède pas. La mobilisation était importante, hier, dans les rues de la ville de Bouira, à l’occasion du 52e vendredi de contestation contre le pouvoir en place.

Déployant en force l’emblème amazigh et le drapeau national, la foule a appelé à l’édification d’un Etat de droit et réclamé une justice indépendante. Pour le 52e vendredi, le dernier avant que l’insurrection populaire boucle une année de protestation, après que des millions d’Algériens soient sortis dans toutes les villes du pays pour faire tomber Abdelaziz Bouteflika, hier, les manifestants ont insisté à préserver le caractère pacifique du mouvement, tout en appelant aussi à multiplier les actions contre le système.

Des marcheurs ont déployé des banderoles appelant à manifester lors d’une marche dans la commune d’Ath Lasker, au sud de Bouira. «Le peuple n’arrête pas sa révolte, avant de libérer l’Algérie, otage du système mafieux qui l’a ruinée et spolié ses richesses», lit-on sur une pancarte brandie au milieu d’un carré. «Nous voulons édifier une Algérie nouvelle», a déclaré un manifestant brandissant une pancarte sur laquelle est écrit : «Justice sociale, Etat civil non militaire et libération des otages». Scandant des slogans portant leurs revendications exprimées depuis presque une année, les protestataires, qui ont sillonné durant deux heures les principaux rues de Bouira, ont exigé encore une fois la libération de tous les détenus politiques envoyés arbitrairement à la prison. La foule a déployé en force des portraits des détenus, à l’image du coordinateur de l’UDS (non agréé), Karim Tabbou. D’autres slogans du mouvement révolutionnaire ont été, par ailleurs, repris par des enfants qui ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : «L’avenir est à nous !» Arrivés devant le siège abritant dans un passé récent la mouhafedha du FLN, les manifestants ont réclamé la dissolution pure est simple du parti et le mettre au musée. «FLN el khawana, les traîtres !», a-t-on scandé. La déferlante humaine s’est dispersée dans le calme en clôturant la marche par un rassemblement à l’esplanade de la maison de culture Ali Zamoum. 



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