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Bouira : Ils ignorent toujours que le député, sénateur est un métier d’élite

18 janvier 2019 à 11 h 00 min

Un drame a secoué, en début de semaine, le quartier des 1100 Logements du chef-lieu de wilaya de Bouira. Un père de famille s’est donné la mort par pendaison, ce qui a fait sortir des dizaines de jeunes du quartier dans la rue dénonçant ainsi «l’inertie, le laxisme et le mutisme des pouvoirs publics», quant à la prise en charge des doléances exprimées par des citoyens, n’a fait que se creuser encore plus le fossé entre l’administration locale et les citoyens.

Le vœu du dénommé, H. N., âgé de 44 ans, père de trois enfants en bas âge, ayant formulé, selon les dires de ces voisins, une demande de logement social, datant de plusieurs années, n’a pas été exaucé par les autorités locales. Des responsables locaux, à leur tête le wali, se sont engagés en annonçant aux membres de la famille de la victime que le dossier relatif à leur relogement sera pris en charge et dans les plus brefs délais.

La rapidité dans la prise de décision à laquelle on assiste ces derniers jours n’a surpris personne. Le limogeage du wali de M’sila intervenant dans le cadre de l’affaire dite «Ayache» a fait sortir des responsables de leur tanière, et ce, pour ne pas subir le même sort réservé au chef de l’exécutif de M’sila. Bien qu’à Bouira aucune voix ne s’est élevée contre l’actuel premier responsable, l’entourage encadrant son cabinet pose encore problème. L’incompétence de ces «subalternes» a non seulement pénalisé et freiné le peu de volonté, dont dispose le wali Mustapha Limani, mais a contribué à la paralysie du développement de plusieurs secteurs.

Staff de l’administration

Les exemples sont légion. Ainsi et craignant sans nul doute, d’être chassés pour ne pas dire «lynchés», par des manifestants, aucun «élu du peuple» n’a osé se déplacer ne serait-ce que pour présenter des condoléances aux membres de la famille de la victime et aux habitants du quartier. Hormis, le P/APW et parfois les P/APC, qui jusque-là se déplacent à chaque fois qu’un mouvement de rue est enclenché, des députés et sénateurs ignorent totalement les doléances des citoyens, qui pourtant c’est grâce à leurs voix qu’ils ont été «élus».

L’année 2017, marquée par un vaste mouvement de protestation, initié par des étudiants de l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira, appelant les autorités centrales du pays à la promotion de la langue amazighe, un seul député, Bouha Mohamed du RND, avait marqué de sa présence en marchant côte à côte avec les militants de tamazight. Une députée du FLN élue pour le deuxième mandat consécutif n’a trouvé mieux que d’ester en justice des internautes qui ont tout bonnement exprimé leur colère à l’encontre des représentants de la wilaya au Parlement, pour avoir voté le projet de loi de finances 2018.

A l’instar de cette députée, méconnue même des médias, la quasi-totalité des élus ne ratent, en revanche, aucune occasion, en étant présents lors des sorties du wali et surtout à la venue de ministres. Comme quoi, l’unique mission de ces «députés» est réduite à monter et s’accrocher «basques des hauts responsables». Un ex-sénateur du même parti s’est illustré à la fin de son mandat, pour avoir «interpellé» le ministre de la Justice et garde des Sceaux sur l’affaire de l’agence foncière de la wilaya dont on connaît la suite. Le mode de fonctionnement de ces élus laisse penser que finalement ils sont considérés comme un staff de l’administration, mais à aucun cas comme des représentants du peuple.


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