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Blocage du projet de Cevital à Béjaïa : Benflis dénonce un «acte de sabotage économique»

19 août 2018 à 0 h 09 min

Le parti de Benflis a évoqué, à cet égard, les entraves à l’investissement, à l’instar du blocage du projet de l’entreprise Cevital à Béjaïa qui illustre le degré de politisation de l’acte économique et la gestion antiéconomique de l’acte d’investir.

Le parti Talaie El Hourriyet dénonce le blocage du projet de l’entreprise Cevital qui dure depuis plus de 500 jours.

Dans un communiqué de son bureau politique, la formation dirigée par l’ancien chef de gouvernement, Ali Benflis, qualifie ce blocage d’acte de «sabotage de l’investissement productif dans le pays».

«Le bureau politique a évoqué, à cet égard, les entraves à l’investissement, à l’instar du blocage du projet de l’entreprise Cevital à Béjaïa qui illustre le degré de politisation de l’acte économique et la gestion antiéconomique de l’acte d’investir», déplore ce parti dans son document rendu public hier.

Talaie El Hourriyet condamne aussi, selon la même source, le comportement scandaleux des donneurs d’ordres occultes et de l’administration dans cette affaire.

«(…) Cela constitue, tout à la fois, un flagrant déni de droit, une décision arbitraire, un acte de sabotage économique, une violation du principe constitutionnel de la liberté d’investissement et de commerce et de l’obligation de l’Etat d’encourager l’épanouissement des entreprises, sans discrimination», lit-on dans le même communiqué.

Toujours concernant cette affaire du blocage des projets du patron de Cevital, Issad Rebrab, le bureau politique de ce parti  constate que «malheureusement, le degré d’allégeance au pouvoir en place est devenu un des principaux critères qu’un projet d’investissement bénéficie de l’accompagnement de l’administration».

«C’est là une démarche antiéconomique qui porte préjudice à l’économie nationale qui ne peut être gérée par le fait du prince. Le bureau politique considère, à cet effet, que l’acte économique doit être dépolitisé», ajoute encore ce parti.

Analysant la situation économique du pays, le parti d’Ali Benflis critique «l’entêtement du gouvernement» et son refus de mettre en place des solutions économiques idoines pour faire face à la crise actuelle.

«Le gouvernement continue d’ignorer les mises en garde des experts nationaux et des institutions internationales sur la fragilité de l’économie nationale et les perspectives inquiétantes pour les trois prochaines années.

Il a renvoyé à plus tard les réformes structurelles indispensables pour une solution durable à la crise économique pour des raisons politiciennes mais également de crainte de heurter des intérêts économiques de puissants lobbies dont les fortunes colossales se sont constituées à l’abri de l’économie de rente et qui, aujourd’hui, sont partie prenante à la décision économique», lit-on dans le même communiqué.

«Fragilisation de l’économie : Le pouvoir est responsable»

Poursuivant, Talaie El Hourriyet souligne «la responsabilité pleine et entière du pouvoir politique en place dans l’extrême fragilisation de l’économie nationale». Et cela en raison de «son incapacité à engager un processus de diversification de l’économie alors qu’il disposait de moyens colossaux, préférant se limiter à gérer la rente». «La chute des prix du pétrole n’a fait que mettre à nu les faiblesses et les dysfonctionnements de l’économie», relève-t-on dans le même document.

Selon cette formation, la crise que vit le pays est «globale et multidimensionnelle». «Mais elle est avant tout politique et requiert une solution politique. Continuer à l’ignorer, c’est persister dans le déni des réalités et la fuite en avant et exposer notre pays à un risque de déstabilisation», précise ce parti.

Dans la foulée, les responsables de Talaie El Hourriyet saluent et approuvent les initiatives politiques des partis de l’opposition et regrettent l’attitude du pouvoir en place qui «continue à nier l’existence même de l’impasse politique».

«Ne reculant devant rien pour discréditer l’opposition, les tenants de l’ordre établi n’hésitent pas à accuser les auteurs de ces initiatives de vouloir semer la fitna et déstabiliser le pays.

Comme à son habitude, en lieu et place du dialogue, le pouvoir politique réagit par l’invective, l’intimidation, la menace et la provocation à toute démarche qui ne s’inscrit pas dans la lignée de sa feuille de route», déplore également ce parti.

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