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Béjaïa : Une nouvelle marche des libertés le 10 décembre

27 novembre 2018 à 11 h 22 min

Un appel à une marche le 10 décembre prochain, coïncidant avec la célébration du 20e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, est lancé de nouveau par le comité pour la libération de Merzoug Touati, afin de revendiquer la libération du blogueur ainsi que de tous les détenus d’opinion.

Lors d’une conférence de presse organisée hier par les membres du comité, en présence de la maman du détenu, les animateurs ont exprimé leur détermination à s’appuyer sur la mobilisation pacifique afin de créer un rapport de force favorable à cette cause.

«Ce sera la marche des libertés et de la dignité», lance un des animateurs, s’élevant contre l’interdiction de manifester dans la rue, faisant allusion à la répression et à la vague d’arrestations opérées par la police lors de la marche du 20 novembre.

Les organisateurs souhaitent ainsi rééditer la même mobilisation exprimée pour la dernière marche, appuyée par l’appel de détresse de la mère du blogueur, et le même soutien de partis politiques, de personnalités nationales, de syndicalistes, d’étudiants et de citoyens lambda.

La mère du détenu, qui s’est vu imposer un parcours du combattant pour voir son fils à la prison de Blida où il a été transféré, exprime son calvaire : «S’il y avait une justice dans mon pays, on ne m’aurait pas envoyé à Blida sans aucune adresse, on ne m’aurait pas empêché de parler à mon fils et me contenter de le regarder à travers la glace du parloir de la prison.» Tout en restant digne dans son affliction, elle adresse un appel à toutes les personnes «sensibles» à l’épreuve qu’elle traverse de rejoindre la marche du 10 décembre.

De leur côté, l’activiste Yanis Adjlia et le membre du comité Boualem Ziani estiment que «la précédente marche a démontré la nature obscure du régime qui réprime et qui emprisonne des journalistes en ne s’appuyant sur aucun fondement juridique.

Aujourd’hui, les journalistes ainsi que la liberté d’expression sont menacés». Les membres du comité se disent confiants et gardent espoir quant au dénouement de la situation.

Me Hamaïli a déclaré que «généralement, la réponse pour les recours émis au niveau de la Cour suprême prend beaucoup de temps, mais dans le cas de Merzoug Touati cela ne doit pas traîner. L’accusé est maintenu en prison depuis prés de deux ans, il ne jouit pas de la liberté provisoire en attendant un procès à la cour de Béjaïa». Soulignant le non-fondement des accusations à l’encontre du blogueur, l’avocat ajoute que «le détenu a bénéficié des circonstances atténuantes».

Et de rappeler que «les médias qui l’ont diabolisé ont interféré dans le travail de la justice en divulguant le secret de l’instruction judiciaire, entachant ainsi le principe du procès équitable».



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