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Béjaïa : Tazmalt se mobilise pour Khaled Tazaghart

30 septembre 2020 à 11 h 12 min

La grandiose mobilisation d’hier a été précédée par un sit-in le jour de son procès devant le tribunal d’Akbou. Beaucoup parmi les visages connus du mouvement populaire, dont des ex-détenus d’opinion, se sont retrouvés hier à Tazmalt dans une démonstration de rue.

Grande mobilisation hier à Tazmalt. Cette ville de la Vallée de la Soummam, à l’extrême sud-ouest de la wilaya de Béjaïa, a été la destination de centaines de citoyens qui ont répondu volontiers à l’appel d’un comité citoyen pour une marche populaire pour exiger la libération de Khaled Tazaghart, l’enfant de la région, condamné dimanche dernier par le tribunal d’Akbou à une année de prison ferme.

Khaled Tazaghart a été arrêté alors qu’il revenait de la marche hebdomadaire de Kherrata et a fini par être accusé d’«incitation à attroupement non autorisé», «exposition des personnes au danger» et «publication qui touche à l’ordre public».

La grandiose mobilisation d’hier a été précédée par un sit-in le jour de son procès devant le tribunal d’Akbou. Beaucoup parmi les visages connus du mouvement populaire, dont des ex-détenus d’opinion, se sont retrouvés hier à Tazmalt dans une démonstration de rue à laquelle ont pris part des élus de la commune dont la maire ainsi que de très rares députés, ex-collègues de Tazaghart, en les personnes des deux parlementaires du RCD, Athmane Mazouz et Arezki Hamdous.

Khaled Tazaghart a démissionné de l’APN en mars 2019, juste après l’annonce de Bouteflika de briguer un 5e mandat.

Vieux militant ayant fait ses classes à l’école du FFS, il a démissionné de son parti en janvier 2014, au cours de son premier mandat de député, et a rejoint le Front d’El Moustakbel duquel il a aussi démissionné. Partout où on le cite, Khaled Tazaghart est présenté comme «le député démissionnaire», comme le rappellent des banderoles brandies dans la marche d’hier.

La grande foule a sillonné les rues de la ville à partir de la cité des 14 Fusillés, devant le siège de la daïra, là où, en juin 1998, a été assassiné le jeune Hamza Ouali lors des événements qui ont secoué la Kabylie suite à l’assassinat de Matoub Lounès. «Assa azekka, Khaled yella yella !» (Khaled sera toujours présent), «A bas la répression, liberté d’expression !», «Libérez Khaled !» ont crié les centaines de marcheurs qui ont rappelé aussi les slogans du mouvement militant toujours pour une «Daoula madania matchi askaria !» (Etat civil et non militaire), et «Djazaïr Houra democratia !» (Algérie libre et démocratique).

Des «Oulach lvot oulach !» (Pas de vote) ont aussi fusé de la foule qui annonce son intention de boycotter le référendum du 1er novembre. Les manifestants sont passés par le centre-ville pour finir devant le cimetière des martyrs, au bord de la RN26, devant lequel a eu lieu un grand rassemblement.

Des intervenants ont rappelé l’engagement de l’ex-député dans le mouvement populaire et exigé sa libération et celle de tous les détenus du mouvement populaire et que cessent les arrestations et les poursuites judiciaires qui marquent ces derniers temps une nette recrudescence à Béjaïa.

Quinze personnes ont comparu dimanche dernier devant le tribunal de Béjaïa et attendent leur verdict pour le 4 octobre après que le procureur ait requis contre eux la lourde peine de trois ans de prison ferme. 


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