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Béjaïa : Rassemblement pour la libération des détenus d’opinion

13 juin 2019 à 9 h 35 min

C’est sous le signe du rassemblement des forces progressistes et des énergies de la société civile que s’est tenu, hier, un meeting organisé en soutien aux détenus politiques et d’opinion par des organisations politiques, syndicales et des associations.

Le PT, le PST, Jil Jadid, le Café littéraire de Béjaïa (CLB), le Comité de solidarité avec les travailleurs (CSTB), la LADDH, le collectif El Hachemi Cherif et des syndicats autonomes de différents secteurs d’activité, notamment SNTE, Unpef, Cela, Snt-postiers, Sntfp, Satef, Snapap et Cnapeste, se sont unis autour de l’unique mot d’ordre : «exiger la libération inconditionnelle de la secrétaire générale du Parti des travailleurs et de tous les détenus politiques et d’opinion».

Les intervenants ont également appelé à poursuivre avec force le mouvement citoyen contre le système, le même système artisan du bâillonnement de la parole.

Karim Boudjaoui du CSTB a constaté «un saut qualitatif chez les syndicats et associations à travers la transformation de leur lutte sociale et culturelle en une lutte politique». Lui emboîtant le pas, l’ex-député Khaled Tazaghart, qui était présent au même titre que Djamel Zenati dans la foule, a valorisé ce paysage où on pouvait voir des syndicalistes, des partis politiques et des associations s’entendre sur l’idéal de défense de la parole libre malgré leurs divergences.

Les membres du CLB ont estimé, à travers une déclaration, que «la mort programmée de Kamel Eddine Fekhar ne doit pas se renouveler encore une fois pour d’autres détenus. L’indifférence ou l’inaction de la société civile et de la classe politique serait sévèrement condamnée si elles se désinvestissaient une autre fois encore de ce combat pour la libération immédiate des militantes et militants incarcérés pour avoir exprimé pacifiquement des opinions critiques à l’égard des décideurs». Pour les manifestants, «les tiraillements qui prévalent au sommet du pouvoir ne doivent pas être payés par les syndicalistes, les militants des droits de l’homme et des politiques comme Louisa Hanoune.

C’est honteux !» «La détention préventive durable des militants politiques et d’opinion nous interpellent à plus d’un titre car ces incarcérations sont intervenues dans des conditions opaques», lit-on dans la déclaration du collectif, qui ajoute : «Nous n’avons pas le droit de nous taire face à cette situation qui menace toute expression démocratique et qui met même en péril des vies humaines.» D’ailleurs, le cas de Louisa Hanoune, placée sous mandat de dépôt le 9 mai dernier à la prison d’El Harrach par le juge du tribunal militaire de Blida pour «complot contre l’autorité de l’Etat et l’autorité militaire», est préoccupant.

Les initiateurs de cette action de protestation alertent que «l’incarcération de la secrétaire générale du PT, en l’occurrence Louisa Hanoune, nous préoccupe davantage devant la dégradation de son état de santé, qui pourrait mettre sa vie en danger». Aux dernières nouvelles, ses proches collaborateurs au sein du parti ont affirmé que la pasionaria du PT «est en détention alors qu’elle souffre de plusieurs maladies chroniques». «Son état de santé se détériore dangereusement.

Elle a besoin d’une prise en charge médicale et d’une hygiène de vie spécifiques», a indiqué Djelloul Djoudi, secrétaire national du parti dans un entretien paru sur ces mêmes colonnes.

Comme de nombreux détenus d’opinion, on peut citer également le cas du militant des droits de l’homme et membre du CNDDC, Hadj Ghermoul, 37 ans, originaire de Mascara. Il croupit dans une cellule de Saïda pour avoir manifesté publiquement son rejet du projet du 5e mandat de Bouteflika. Ils sont quelques dizaines de condamnés éparpillés à travers les geôles du pays, à savoir, Ghardaïa, Kolea, Relizane et El Harrach. Baba Nedjar, citoyen du M’zab (Ghardaïa), est le plus vieux détenu politique en Algérie.

Il a été arrêté au tout début des événements du M’zab et accusé «arbitrairement» de meurtre après avoir refusé, en 2005, «d’offrir la peau» de Kamel Eddine Fekhar aux autorités judiciaires et à la police. L’opinion publique doit savoir également que d’autres prisonniers sont actuellement en grève de la faim et leur vie peut facilement basculer vers l’irréversible, la mort.

«Devant cette situation inquiétante, qui pourrait engendrer l’irréparable et une situation vécue par le militant des droits de l’homme, le Dr Fekhar», les signataires de la déclaration appellent à une «mobilisation la plus large de toutes les forces politiques et sociales à ce rassemblement et s’unir pour la défense des libertés fondamentales et démocratiques, lesquelles devraient consacrer un Etat de droit, rêve et aspiration de chaque Algérien depuis l’indépendance de notre pays».

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