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Béjaïa : «Le pouvoir veut acheter le silence des chancelleries occidentales»

16 octobre 2019 à 10 h 08 min

Trois appels à la marche, un seul itinéraire et un mot d’ordre unique. La manifestation hebdomadaire de mardi, qui s’est déroulée, hier à Béjaïa, est mémorable du point de vue du nombre important de personnes qu’elle a drainé et de par la participation d’au moins sept syndicats évoluant dans les secteurs de l’éducation, de la fonction publique, du commerce, en plus du syndicat des architectes.

La société civile n’a pas manqué également à son habitude d’appuyer chaque mardi la marche de la communauté universitaire qui a pris les devants de la procession à son démarrage de la maison de la Culture Taos Amrouche vers le palais de justice. Le mot d’ordre de grève qui a accompagné cette démonstration d’union a été suivi dans plusieurs établissements scolaires, à l’université et dans quelques administrations publiques. L’adoption par le gouvernement des projets de loi sur les hydrocarbures et de finances de 2020, un événement qui a défrayé l’actualité ces jours-ci a, sans surprise, imprégné les slogans et le discours des organisations en ce 34e rendez-vous.

Le Cnapeste et ses deux alliés, notamment, la SNTE et l’Unpef, qui se sont rendu à l’évidence en optant pour la journée de mardi – après le mauvais choix de la journée de lundi qui n’a pas enregistré l’adhésion des enseignants -–, rejettent la nouvelle loi sur les hydrocarbures. Cnapeste-Béjaïa analyse que cette démarche du gouvernement illégitime de Bédoui «vient de franchir le Rubicon en décidant d’hypothéquer l’avenir des Algériens à travers un projet de loi sur les hydrocarbures élaboré dans les officines du pouvoir et consacrant la mainmise des multinationales sur les richesses nationales pour acheter le silence des chancelleries occidentales sur sa mascarade électorale». Par ailleurs, le bureau local du Cnapeste, qui qualifie la loi de finances 2020 de dangereuse, met en garde contre l’approbation de cette loi «antisociale et liberticide», susceptible de provoquer «l’effondrement du pouvoir d’achat et la paupérisation de la société».

Dans le même contexte, le Satef, qui a lancé de son côté un double appel à la marche et à une grève générale, milite pour «un Etat démocratique et profondément social». Le syndicat de Boualem Amoura se positionne contre «tout bradage des richesses nationales et contre la promulgation des nouvelles lois avec ce gouvernement illégitime, notamment celles de la souveraineté nationale : la nouvelle loi sur les hydrocarbures et celle des finances ainsi que la révision de la loi sur la retraite, qui prévoit de diminuer le taux de 80% sur salaires soumis à la cotisation».

Le pacte des Forces de l’alternative démocratique de Béjaïa, qui regroupe des associations, des syndicats, des partis politiques de gauche et des organisations de défense des droits de l’homme, constate que «le pouvoir politique prône une offensive sans précédent par un arsenal législatif qui s’inscrit dans le cadre de la déconstruction du processus révolutionnaire ; à savoir la promulgation des lois sur les hydrocarbures et de finances 2020, dans le but d’asseoir une assise internationale pour régénérer le système qui est en cours de décomposition». L’espoir de voir l’implication des directions nationales des syndicats autonomes et leur engagement sur le terrain à travers des actions d’envergure nationale est également exprimé par des manifestants pour donner plus d’impact à cette dynamique. Sur l’une des pancartes, on peut lire ce message destiné à la CSA (Confédération de syndicats autonomes) : «A la CSA, le changement ne viendra pas des communiqués de soutien». Les participants à la marche se rejoignent également dans le rejet de la mascarade du 12 décembre prochain. La sortie de crise ne pourra pas se faire qu’à travers «la mise en place d’un processus transitionnel qui consacrera la justice sociale dans un Etat démocratique et républicain» pour certains, ou bien, «l’élection d’une Assemblée constituante souveraine» pour les autres.


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