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samedi, 18 septembre, 2021
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Béjaïa : «Laissez la liberté de pensée à Saïd Djabelkhir»

24 avril 2021 à 11 h 01 min

Plus d’un millier de citoyens sont sortis, hier, dans les rues de la ville de Béjaïa à l’occasion du 114e vendredi des marches populaires pour le changement radical du système en Algérie.

Au sommet de l’actualité de ce rendez-vous, la réaction des manifestants à la nouvelle de la condamnation du Pr Said Djabelkhir, islamologue et penseur, à 3 ans de prison ferme assortie d’une amende de 50 000 da par le tribunal d’Alger «pour offense à l’islam». Les manifestants ont dénoncé alors ce qui s’apparente à «un procès d’inquisition».

Sur plusieurs pancartes, les protestataires ont exprimé leur soutien au spécialiste du soufisme, comme les participants qui ont marché dans «le carré rouge», à savoir, celui du Parti socialiste des travailleurs (PST). On pouvait lire sur certains écriteaux, «Ne touchez pas à la liberté de culte et d’opinion, laissez à Saïd Djabelkhir la liberté de penser» ou «Solidaire avec l’islamologue Saïd Djabelkhir».

Pour la plupart des manifestants à Béjaïa, «Le combat pour la liberté de conscience est non négociable», comme le mentionne une autre pancarte. Les élections législatives du 12 juin prochain, imposées par les décideurs en application de leur feuille de route, ont été dans le viseur des marcheurs qui ont appelé aux rejets de cette consultation à travers des chants et banderole. «C’est une parodie» aux yeux des manifestants qui sont décidés à déjouer «le piège électoral» par une forte abstention dans la région de Béjaïa, tout comme lors de la récente élection présidentielle.

Car les contestataires considèrent que «Les élections du 12 juin sont de nature à renforcer le pouvoir», écrit-on sur une pancarte, avec en gras, «Ulac l vote !» Les participants ont également dénoncé «la férocité» dont fait preuve «la police à l’égard des manifestants et qui démontre» la nature dictatoriale du régime de Tebboune. «La question des détenus brise les cœurs», chantent les marcheurs, revendiquant «la libération de tous les détenus d’opinion» et l’instauration d’un Etat démocratique et de droit.

La commémoration du 41e anniversaire du Printemps berbère 1980 et des événements du Printemps noir de 2001 est prolongée jusqu’à ce 114e vendredi. Dans l’un des carrés, les portraits des 128 jeunes victimes tués lors des affrontements sanglants de 2001 sont hissés par des citoyens demandant le jugement des assassins aux cris de «Pouvoir assassin».

Comme chaque vendredi, de petites querelles entre sympathisants de Rachad et démocrates rassemblent autour d’eux la foule, avant que les antagonistes se séparent après des appels au calme et à l’union tout en rappelant les priorités du hirak.


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