Béjaïa : La déferlante universitaire est intacte | El Watan
toggle menu
mardi, 23 avril, 2019
  • thumbnail of elwatan20190423

Béjaïa : La déferlante universitaire est intacte

17 avril 2019 à 9 h 58 min

Les marches hebdomadaires des étudiants, mues en actions de la communauté universitaire entière avec l’implication des enseignants et ATS, confirment leurs bienfaits revigorants sur le mouvement populaire.

Hier encore, ils étaient des milliers à confirmer la continuité de la protestation en sortant, pour la énième fois, manifester dans les rues de la ville de Béjaïa avec le calme et l’énergie habituels. La revendication unanime du changement du système est revenue comme un leitmotiv qui résume la raison d’être du mouvement.

«Talaba samidoun, waqifoun !» (Etudiants résistants et debout) ont scandé les manifestants qui se sont organisés en carrés, le drapeau national et celui identitaire du Maghreb amazigh flottant dans les airs. «Vous ne mettrez jamais notre dignité à nu.

Rien n’arrêtera le peuple sur le chemin de sa dignité», lit-on sur une pancarte. «Ni renoncement ni abdication. Jusqu’au départ du système», sur une autre. «La violence est le dernier refuge de l’incompétence», dénonce une autre encore.

Ils étaient aussi nombreux à manifester avec un livre à la main, une façon pour eux de célébrer la Journée du Savoir qui coïncide avec le 16 avril. Où va l’Algérie ? de Mohamed Boudiaf, Bouteflika, l’imposture algérienne de Benchicou, Le colonel Amirouche de Saïd Sadi, des romans de Yasmina Khadra, des ouvrages scientifiques et bien d’autres livres étaient de la manif.

Des enseignants et des étudiants en médecine sont sortis en blouses blanches avec leurs propres slogans, dont celui qui exige l’«ablation du système».

Des banderoles confectionnées depuis les premières marches sont toujours là, ressorties face à l’autisme du pouvoir qui ignore toujours l’exigence de la rue, malgré la démission dans la matinée même de Tayeb Belaïz : «Une seule légitimité, le peuple», «Pour une transition sans les figures du système», «Pour l’élection d’une Assemblée constituante souveraine», «Le peuple veut une commission indépendante pour gérer la transition»….

La manifestation a traduit aussi des inquiétudes perceptibles en rapport avec la situation qui prévaut actuellement à l’université avec le mot d’ordre de la grève qui perturbe l’année universitaire. Une partie des étudiants ont repris les cours cette semaine, mais timidement, selon certains enseignants.

Des rumeurs ont fait circuler la menace d’une année blanche que les marcheurs ont repris lors de leur manifestation d’hier. «Il n’y aura pas d’année blanche. Nous poursuivons nos études, sauf les mardis où nous sortons dans la rue», dit une étudiante, bien que les amphis et les salles de cours, désertés par les étudiants, recommencent à peine à reprendre du service. Les appels à la reprise effective des cours sont lancés aussi bien par les enseignants que par les étudiants eux-mêmes.

Lire aussi

Loading...

Related Post

S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!