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Au lendemain de la mort de Gaïd Salah : Les réactions de la presse internationale

25 décembre 2019 à 10 h 08 min

L a mort du chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, Ahmed Gaïd Salah, décédé à l’âge de 80 ans, a été une grande surprise pour les Algériens mais aussi à travers le monde. Plusieurs journaux arabes et occidentaux en ont fait leur information de une.

Le Figaro souligne : «Avec la mort de Gaïd Salah, c’est le ‘‘système’’ qui perd son gardien.» Sur une page complète et un titre à la une, ce quotidien français revient sur le passé du général et les différentes déclarations suite à cette mort subite, notamment des anciens de l’armée, à l’image de Abdelaziz Medjahed, général-major à la retraite, qui estime qu’avec la mort de Gaïd Salah, «l’Algérie a perdu un de ses vaillants fils», lit-on dans cet article qui s’attarde également sur l’intérimaire à la tête du commandement de l’armée, le général-major Saïd Chengriha, sa relation avec son prédécesseur et surtout les défis auxquels il devra faire face dans un contexte politique marqué par la contestation populaire, mais aussi par les zones de turbulences auxquelles font face les pays du Sahel.

Dans ce contexte, un autre article évoque l’impact de la situation algérienne dans le renforcement de l’incertitude au Niger. Pour le Monde, «la mort du général Ahmed Gaïd Salah rebat les cartes au sommet de l’Etat». Titre en première page, son auteur revient sur cette mort inattendue à quelques jours de l’investiture du nouveau Président.

Une mort qui fait polémique, selon le journal. «Au-delà des polémiques, parfois très vives, au sujet de la personnalité et de l’action du haut gradé, les Algériens s’interrogent surtout sur les conséquences de cette mort subite de l’homme fort du pays, qualifiée par le ministère de la Défense de ‘‘douloureuse et tragique épreuve pour l’Algérie’’», écrit le Monde, qui dépasse largement le fait en analysant toutes les retombées de cette disparition en cette période très critique, en évoquant «l’absence de signaux clairs» quant à l’avenir du pays. Dans un autre article, le Monde ne manque pas de revenir sur le rôle très important de Gaïd Salah dans l’organisation de l’élection présidentielle au point de devenir «la bête noire des manifestants du hirak».

Le quotidien espagnol El Pais revient sur le poids d’AGS dans le pouvoir, son apparition dans le rôle de WikiLeaks comme «peut-être l’officier le plus corrompu de l’appareil militaire», sa «découverte» de la richesse illégale des membres de la îssaba qu’il a «encouragé» à être jugés sans pour autant toucher au chef présumé de «cette bande», Abdelaziz Bouteflika.

La Tribune De Genève a par contre insisté, certes, sur ce rôle, mais aussi sur l’impopularité d’AGS au sein du hirak surtout qu’il apparaissait comme «le garant de la survie du système qui dirige l’Algérie depuis 1962».Le journal d’information en ligne tunisien, La presse, titre son article «Algérie| Décès du général Gaïd Salah : l’un des derniers Mohicans de la guerre d’indépendance n’est plus.»

Pour son auteur, Gaïd Salah était «le pilier du régime depuis 1962 et la figure de proue d’un pouvoir opaque et conspué par un mouvement de contestation depuis plus de huit mois».

Chez nos voisins marocains, ce changement surprise à la tête de l’armée n’apportera pas de grands changements aux relations entre les deux pays. Le site le360.ma a fait intervenir le politologue marocain Mohamed Taj Eddine El Hosseini, qui a estimé que dans les relations algéro-marocaines «ce sont les civils qui œuvrent pour la réconciliation, le progrès et la paix, pas les militaires» martèle-t-il dans un entretien vidéo publié sur le site.

Le New York Times a considéré, dans un article publié sur son site, que la mort d’AGS laisse un grand vide dans le pouvoir. Pour le journal Echark Al Awsat, c’est le départ de l’architecte de la chute du règne de Bouteflika. Tandis que le journal El Arabi El Djadid y a vu la fin d’une longue époque dans l’histoire de l’Algérie. AGS sera inhumé aujourd’hui au cimetière El Alia à Alger.

Asma Bersali

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