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Assises internationales du journalisme de Tunis : Un long chemin attend le Sud

19 novembre 2018 à 11 h 00 min

Les premières Assises internationales de journalisme de Tunis, tenues du 15 au 17 novembre, à la nouvelle Cité de la culture, ont permis à plusieurs centaines d’intervenants dans le monde de la communication et des médias, du Sud et du Nord, d’examiner en profondeur la question de la nature de l’information à transmettre aux citoyens.

La Cité de la culture de Tunis a offert, durant trois jours, aux médias de tous bords une tribune inimaginable pour des débats profonds sur l’avenir de la communication vers les citoyens. Tunis propose désormais un environnement de liberté d’expression, acquis grâce aux transformations démocratiques vécues en Tunisie depuis 2011. Les journalistes arabes et africains se sont spécialement donnés à fond pour exprimer leurs doléances, en raison de l’absence de liberté de là où ils viennent. Les journalistes du Nord ont posé la problématique de l’information à l’ère des nouvelles technologies.

Bilan. L’initiateur de ces assises, Jérôme Bouvier, président de l’association Journalisme et citoyenneté, n’a pas caché, à la clôture avant-hier de ces assises, sa satisfaction des résultats enregistrés à Tunis, tant les craintes étaient nombreuses. L’attentat-suicide, survenu au centre-ville de Tunis deux semaines avant l’événement, n’en est qu’un, insiste-t-il. Il s’agit également d’assurer la logistique et de gérer le bon déroulement des débats, en prenant en considération les attentes des uns et des autres, pas toujours concordants. Bon, à la fin, il y a unanimité que le défi a été relevé de belle manière. «Les professionnels de tous bords étaient présents ; Tunis a offert un environnement formidable pour cette activité, peut-être même supérieur aux attentes et les bailleurs de fonds n’ont pas été déçus. Vivement la prochaine édition», a conclu M. Bouvier.

Côté activités, le team leader d’Open Media Hub, Dominique Thierry, parle de 45 ateliers et débats avec 225 intervenants de 31 pays présents. Il y avait, aussi, une rédaction commune des Assises de Tunis et de Tours, avec des productions écrites et multimédias, une radio éphémère, un Salon de livres, cinq expositions et deux soirées spéciales.

120 collégiens ont, par ailleurs, assisté à ces assises, précise Dominique, satisfait, lui-aussi, des résultats obtenus, qui augurent d’un bel avenir à ces rencontres. Le Sud a été largement représenté à Tunis. Les multiples constats de déficit ont été soulignés. Il y avait débat en matière d’information de qualité, nouveaux modèles de presse, actions des médias en zones de conflit, ou encore l’avenir de la presse écrite, l’indépendance, la lutte contre les fake news, etc. Les thématiques étaient nombreuses et ont été profondément débattues. La journaliste libyenne Asma Sahd a dit apprécier la diversité au niveau des participants. «Les intervenants sont venus d’horizons divers, du Nord et du Sud, avec des soucis variés, ce qui a permis des débats profonds sur toutes les problématiques vécus par les médias», a-t-elle dit, en remarquant au passage que «cela a été très enrichissant pour moi, qui espère créer un média adapté aux réalités libyennes, o combien complexes».

Sous cet angle des conditions de réussite d’un projet médiatique, le directeur général d’El Watan, Omar Belhouchet, lors de son intervention à l’atelier «Pas d’indépendance sans indépendance économique ?», a vivement conseillé aux professionnels d’aborder le domaine médiatique comme un projet économique dont il faut assurer la pérennité. Il a regretté le fait que les Assises de Tunis ont confirmé que le chemin à parcourir par les médias arabes reste encore très long. Néanmoins, le boss d’El Watan considère que ces Assises constituent une grande réussite «puisqu’elles ont permis à plusieurs centaines de journalistes et d’intervenants dans les médias et la communication de se regrouper, un fait plutôt rare, et de débattre de thématiques actuelles à un niveau très élevé».

Par ailleurs, les Assises de Tunis ont permis des bains de foule journalistiques à des stars en herbe comme Delphine Minoui, l’auteure de Les passeurs de livres de Daraya, le pêcheur de Zarzis, Chamseddine Marzoug, personnage principal du film Un Cimetière pour les migrants, et bien d’autres. Ainsi, Tunis continue à réussir à Yasmina Khadra qui a fait un tabac auprès des journalistes. Vivement donc la prochaine édition.


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