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Assemblée générale des enseignants de l’USTHB : Vers la création d’une coordination nationale interuniversitaire pour la transition démocratique

12 septembre 2019 à 10 h 20 min

Les enseignants de l’USTHB, actifs dans le hirak universitaire, ont signé lundi leur rentrée politique lors d’une assemblée générale tenue au campus de Bab Ezzouar.

Après avoir débattu de la situation à l’université et de la situation politique et sociale que traverse l’Algérie, les participants ont rédigé une déclaration sans ambages, qui exprime leur attachement aux exigences du hirak, soit un changement radical du système politique, et leur engagement à l’avant-garde du mouvement populaire dans sa lutte pacifique pour un Etat civil et de droit, et pour une Algérie démocratique et sociale.

Dans ce texte d’une clarté et d’une force remarquables, les enseignants de l’USTHB rejettent fermement l’agenda politique du pouvoir réel qui veut, selon eux, imposer une élection présidentielle sur le court terme, dans le seul objectif de « régénérer le système prédateur et corrompu qui a produit la grave crise politique, économique et sociale que vit notre pays depuis des années», écrivent-ils.

Convaincus que la volonté du peuple ne saurait être contrariée, les enseignants de l’USTHB ont rappelé aussi que «seules des négociations directes entre le pouvoir réel et les représentants légitimes du mouvement populaire du 22 février 2019, des acteurs politiques et ceux de la société civile peuvent aider à trouver, en toute indépendance, les solutions pour une transition démocratique pacifique et une feuille de route consensuelle, pour parvenir à une issue à la crise politique, économique et sociale que vit notre pays», lit-on plus loin.

Décelant un retour de l’université algérienne au cœur de la cité à travers une amélioration du rapport de confiance avec la société, les enseignantes de l’USTHB ont salué la participation massive des citoyennes et citoyens aux marches des universitaires.

L’AG s’est félicitée aussi de «la forte mobilisation, la résilience et la détermination du mouvement étudiant […] pour le rejet de l’élection présidentielle au pas de charge que le pouvoir réel veut organiser au mois de décembre 2019, pour exiger la libération des manifestants arrêtés pour port de l’emblème amazigh, ainsi que de tous les détenus d’opinion, exiger un changement radical du système politique, le départ des symboles du régime prédateur et corrompu de Bouteflika, et l’édification d’un Etat civil et de droit, démocratique et social».

Saluant, par ailleurs, la lutte du Comité national pour la libération des détenus (CNLD), les enseignants de l’USTHB «exigent la libération des manifestants arrêtés pour port de l’emblème amazigh et de tous les détenus d’opinion et l’arrêt de la judiciarisation de l’acte politique, des libertés d’expression et d’opinion dans notre pays».

Organiser le Hirak universitaire

Quid des ambitions de ces enseignants et de l’agenda de leur collectif ? Sur ce plan, les participants se projettent déjà avec un plan de charge très ambitieux qui reflète l’engagement et la détermination dans les rangs du corps enseignant. L’assemblée générale a salué, à cet effet, la naissance de la coordination des universitaires créée à partir de Constantine par des enseignants d’une dizaine d’universités de l’est du pays.

Et choisissant l’émulation, les enseignants de l’USTHB appellent les comités des enseignants universitaires du centre du pays, les syndicats autonomes et démocratiques universitaires, les enseignantes et les enseignants, à la mise en place d’une coordination des universitaires du centre.

Et en plus d’appeler à une participation massive aux marches du mardi et du vendredi et aux rassemblements des familles des détenus d’opinion du mouvement populaire, le collectif appelle l’ensemble des universitaires du pays à s’organiser et à construire une coordination nationale inter-universitaire, «afin que l’université algérienne puisse contribuer à la gestion de la transition démocratique».


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