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Assassinat de Krim Belkacem : Un hebdomadaire français s’interroge sur l’implication de Bouteflika

28 février 2019 à 10 h 55 min

Des archives des services secrets français déclassifiées et révélées, avant-hier, par le magazine français L’Obs, estiment que l’assassinat de Krim Belkacem, héros de la guerre de Libération nationale, était le résultat d’un «complot planifié» par l’attaché militaire de l’ambassade d’Algérie à Paris.

«Plusieurs assassinats politiques ordonnés à Alger ont été orchestrés dans les ambassades. Ainsi, le 18 octobre 1970, le héros de l’indépendance, devenu opposant, Krim Belkacem, est victime à Francfort d’un complot planifié, selon le SDeCE (ancêtre de la DGSE, ndlr) par l’attaché militaire de l’ambassade d’Algérie à Paris», a révélé le magazine, qui a publié des rapports des services français concernant Abdelaziz Bouteflika.

L’identité de cet attaché militaire n’a pas été en revanche rendue publique. A l’époque, Abdelaziz Bouteflika, homme de confiance du président Houari Boumediène, occupait le poste de ministre des Affaires étrangères. Si les services secrets français ne mettent pas en cause directement Bouteflika dans l’assassinat de Krim Belkacem, le magazine français L’Obs s’interroge, quant à lui, sur son l’implication dans le projet de liquidation physique du signataire des Accords d’Evian. «Le ministre était-il derrière ? A-t-il couvert ?», écrit l’hebdomadaire.

De nombreuses voix accusent Houari Boumediène d’avoir commandité l’assassinat de Krim Belkacem, alors son opposant politique. Beaucoup d’ailleurs dénoncent un «crime d’Etat», alors que le tribunal d’Oran avait condamné le héros de l’indépendance à mort par contumace.

Par ailleurs, les services secrets français décrivent Bouteflika, ex-ministre des Affaires étrangères, comme un homme corrompu alors que la Cour des comptes algérienne l’accuse, en 1983, d’avoir détourné des sommes d’argent provenant des reliquats budgétaires des ambassades. «La corruption de Bouteflika était de notoriété publique», a estimé un télégramme du 17 mai 1983, même si Bouteflika a nié ces accusations. «Toute la lumière n’a pas été faite sur ses agissements», a révélé la même correspondance, mais «des sanctions pénales devraient logiquement suivre», affirme l’ambassadeur Guy Georgy.

Alors qu’en août, un nouvel arrêt de la Cour des comptes tombe, le diplomate français écrit dans ses rapports que Abdelaziz Bouteflika, «passait pour un grand prévaricateur», et «constituait un gibier de choix : non seulement pour sa gestion des fonds publics, mais aussi parce qu’il avait peuplé son ministère de ‘‘copains et de coquins’’».


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