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Après sa chute à la prison d’El Harrach à Alger : Le général Benhadid opéré aujourd’hui pour une fracture du bassin

02 juin 2019 à 9 h 45 min

Déjà très affecté par de lourdes maladies, le général à la retraite Hocine Benhadid se trouve dans une situation très délicate après sa chute, à la prison d’El Harrach, où il est incarcéré depuis trois semaines.

Il avait été placé sous mandat de dépôt le 12 mai dernier pour «atteinte au moral de l’armée», grief retenu contre lui sur la base du contenu d’une lettre publiée le 25 avril 2019, dans laquelle il propose au vice-ministre de la Défense, Ahmed Gaïd Salah, des solutions de sortie de crise pour le pays.

Les examens effectués à l’hôpital Mustapha, à Alger, font état d’une fracture du bassin, nécessitant une opération chirurgicale, programmée pour aujourd’hui. Hier, son avocat Me Bachir Mechri a précisé au juge d’instruction que «le maintien en détention de Benhadid, dans les conditions actuelles de sa santé, lui fait encourir des risques majeurs. Le magistrat doit savoir qu’il sera tenu pour responsable de toute dégradation de l’état du prévenu. Laisser Benhadid en prison dans l’état où il est, c’est programmer sa mise à mort. Le juge sera donc tenu pour responsable d’une telle conséquence». Me Mechri affirme que le prévenu «sera opéré aujourd’hui pour sa fracture du bassin. Il nécessite donc la présence permanente d’un membre de sa famille à ses côtés. Il a besoin de retrouver sa liberté».

Revenant sur l’affaire pour laquelle le général à la retraite est placé en détention, Me Mechri s’offusque en disant : «Dans le dossier, il n’y a ni plainte ni lettre de motivation. La mise en mouvement de l’action publique n’a été faite ni par le ministère de la Défense ni par le chef d’état-major dae l’Anp, mais par l’ex-procureur général près la cour d’Alger. Une telle action nuit à l’image de l’institution militaire. Je défie quiconque, y compris le procureur général et le juge d’instruction, de me montrer un seul mot ou une seule phrase dans le contenu de la lettre publiée qui puisse être jugé nuisible au moral de l’armée. Benhadid a tendu la main au premier responsable de l’ANP, pour l’aider à faire sortir le pays de la crise.

En quoi peut-il porter atteinte au moral des troupes ? De plus, vu son âge, 75 ans, et son état de santé très vulnérable, il ne peut sortir indemne d’une incarcération. Il doit être remis en liberté. Le laisser mourir en prison est un crime.» L’avocat a tenu à démentir les informations relayées par certains médias électroniques, selon lesquelles le général Hocine Benhadid ne peut pas être opéré. «Ce n’est pas vrai. Le prévenu a été programmé pour subir l’opération dimanche matin (aujourd’hui). Il est bien pris en charge médicalement.

Etant donné que l’administration pénitentiaire soigne les détenus dans les hôpitaux civils, elle ne peut transférer Benhadid vers un hôpital militaire. Du point de vue de la prise en charge médicale, il n’y a rien à dire. Ce qui manque à Benhadid, c’est d’être parmi sa famille, vu son âge et son état de santé très fragile.» L’avocat, qui avait défendu le défunt journaliste Mohamed Tamalt, mort en détention après une grève de la fin de plusieurs semaines et un coma de plus d’une cinquantaine de jours, ne cesse de mettre en garde les autorités judiciaires. «Toutes mes demandes de mise en liberté avaient été rejetées alors que la santé de Tamalt, placé en détention provisoire, ne faisait que se détériorer, en raison de sa grève de la faim et de son diabète.

Il aurait pu être en vie aujourd’hui, si l’autorité judiciaire l’avait mis en liberté. Surtout qu’il était poursuivi pour des articles qui ne prévoient pas de prison. J’ai déposé une plainte contre le ministre de la Justice de l’époque, Tayeb Louh, tenu pour responsable de cet homicide, mais à ce jour, je n’ai pas encore eu de suite. Je ne veux pas attendre jusqu’à ce que Benhadid meurt pour réagir. Il a un cancer qui l’a cloué sur une chaise roulante, et maintenant, il va devoir être tout le temps en position allongée à cause de sa fracture. Il n’est plus en état d’être maintenu en détention», affirme Me Bachir Mechri.


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