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Après Remaïche, le vent de colère gagne d’autres quartiers de Biskra : L’avenue Zaâtcha bloquée par des jeunes depuis samedi

26 août 2019 à 10 h 15 min

Dénonçant la dégradation de leur cadre de vie, le chômage prenant des proportions alarmantes, la crise de logement et le manque de répondant des autorités locales à prendre en charge leurs doléances, qu’ils estiment «légitimes», des dizaines de jeunes des quartiers Dhalaä, Star Mellouk, Kablouti, Zgag Bab Ramdhane et El Boukhari bloquent, depuis samedi soir, la circulation routière sur l’avenue Zaâtcha (route des Ziban), laquelle est la principale artère de la ville de Biskra, au moyen de grosses pierres et de pneus enflammés, a-t-on constaté.

Réunis devant le siège de la 2e sûreté urbaine, les protestataires, dont de nombreux jeunes pères de famille, ont longuement crié leur désarroi et leur désespoir à qui voulait bien les entendre.

«Nous vivons entassés dans de vieilles maisons avec nos parents, alors que nous voyons des myriades d’immeubles surgir un peu partout à Biskra sans que nous puissions en bénéficier. Les jeunes ne trouvent pas de travail et quand il y en a, les postes d’emploi sont réservés à d’autres parachutés d’Alger, de Tizi Ouzou ou Batna. En dépit des instructions du wali de privilégier les jeunes de la région, le clientélisme et le népotisme continuent en catimini. Nous voulons juste être des citoyens normaux avec des droits et des devoirs à accomplir et nous resterons ici jusqu’à ce qu’une oreille attentive et habilitée recueille nos témoignages et comprenne le fond de notre désespoir de gens méprisés», a confié un jeune de 28 ans, père d’une fillette, «sans travail ni aucune perspective», selon ses dires.

«Les jeunes de Biskra sont abandonnés aux fléaux sociaux de tous genres. Il n’y a aucune activité culturelle pour eux, ni de clubs de sport ou de piscine. Par les effets pervers d’un déterminisme socioéconomique de mauvais aloi et complètement étranger à notre communauté connue pour son esprit conservateur et ses qualités intellectuelles et humaines, ils se retrouvent dans le trafic de drogue, de psychotropes et d’alcool. Leurs horizons sont bouchés et leur seule réaction est la révolte devant tant de privations qu’ils n’acceptent plus», a expliqué un quadragénaire, universitaire, lui aussi père de famille et vivant d’expédients et de menus travaux pour subvenir aux besoins des siens.

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