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Après leur audition par la gendarmerie Isaad Rabrab et les trois frères Kouninef devant la justice

23 avril 2019 à 10 h 20 min

Les informations les plus contradictoires ont alimenté hier matin les rédactions des médias, avant que deux chaines de télévision, l’une privée et l’autre publique n’annoncent, en boucle, « l’arrestation du patron du Groupe Cévital, Issad Rabrab et les trois frères Kouninef, Réda, Abdelkader-Karim, et Noah-Tarek, richissimes hommes d’affaires qui ont profité de leur proximité criarde avec le régime de Bouteflika, pour ériger un empire financier en Algérie et à l’étranger.

Aucun communiqué officiel aussi bien du parquet que du commandement de la gendarmerie nationale, n’est tombé laissant libre cours à l’intox et la manipulation.

Dans un tweet publié la matinée, Isaad Rabrab affirme qu’il était convoqué par la gendarmerie de Bab Ejdid à Alger, pour son affaire liée à son projet bloqué. Quelques temps plus tard, les deux chaines de télévisions (publique et privée), affirment que le patron du Groupe Cevital a été « déféré » devant le tribunal de Sidi M’hamed, en diffusant des images s’y r apportant.

En parallèle, le chargé de communication du groupe Cevital, déclare que son patron a été « convoqué pour l’après midi » par le procureur. Devant le silence ahurissant de l’autorité judiciaire, de nombreux journalistes se déplacent au tribunal suivis par des dizaines de citoyens qui manifestent devant la bâtisse en criant : « Jugez Saïd (Bouteflika) ».

Le climat très tendu pousse les policiers à faire appel à des renforts qui bouclent les alentours du tribunal. Jusqu’en fin de journée, Rabrab était auditionné par le juge d’instruction devant lequel, il a été déféré, alors que les frères Kouninef étaient toujours interrogés par les gendarmes au siège de la brigade de recherche et durant la soirée, une perquisition a été opérée dans le domicile de l’un d’entre eux au Paradou, à Hydra, sur les hauteurs d’Alger.

Dans une dépêche l’agence officielle, l’APS, revient sans citer de source, sur le sujet en affirmant que le patron de Cevital « a comparu devant le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed à Alger pour être auditionné dans le cadre d’une enquête anti-corruption ».

Elle précise que Issaad Rabrab, « devra répondre des chefs d’accusation de fausse déclaration relative aux transferts illicites de capitaux de et vers l’étranger, surfacturation d’équipements importés et importation de matériels d’occasion alors qu’il avait bénéficié d’avantages douaniers, fiscaux et bancaires », tout en évoquant « une interpellation tôt dans la journée » de l’homme d’affaire, alors que le concerné avait déclaré avoir « répondu à une convocation » de la gendarmerie.

Depuis l’ouverture des enquêtes sur des faits présumés de corruption, de transferts illicites de devises et de dilapidation de deniers publics, les autorités se sont murées dans un silence de marbre, rompu tantôt en fuitant certaines informations, vite reprises par la chaine de télévision publique.

L’inédite annonce par la chaine de télévision publique, de la convocation par le tribunal de l’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia, et du ministre des financiers (ancien gouverneur de la banque d’Algérie), Mohamed Loukal, a surpris plus d’un.

L’on s’interroge à qui profite ce parasitage de la justice en ces moments très sensibles, où il est question de la lutte contre la corruption. L’on se demande aussi pourquoi la justice reste muette, au moment où elle ouvre des dossiers aussi importants que ceux liés à la corruption et à la gestion des deniers publics. L’opinion publique est en droit d’être informée sur toutes ces enquêtes.

Il est important pour les citoyens de savoir qui a ordonné la mise en action de la justice, et quelles sont les personnalités impliquées sans pour autant violer le principe sacro-saint de préemption d’innocence, dont elles ont droit.

Depuis la dernière déclaration du vice ministre de la Défense et chef d’état-major de l’Anp, Ahmed Gaid Salah, exhortant la justice à ouvrir des enquêtes judiciaires sur la « dilapidation » de deniers publics par « milliers de milliards » accusant « la bande », les évènements se précipitent et déjà on évoque une liste d’une cinquantaine d’homme d’affaires et une douzaine de personnalités politiques entre d’anciens ministres ou ceux en poste est entre les mains du parquet d’Alger.

Confiées à la brigade de recherche de la gendarmerie, les enquêtes sont déjà en route, dans un climat emprunt de suspicion et de tension, qui appel à des mesures d’apaisement, pour permettre à la justice d’agir sans donner l’impression de faire la chasse aux sorcières ou les règlements de compte.


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