Après les dernières déclarations de la ministre : Les syndicats déplorent le «désengagement» de Benghebrit | El Watan
toggle menu
samedi, 14 décembre, 2019
  • thumbnail of elwatan14122019
  • Massage Tunisie



Après les dernières déclarations de la ministre : Les syndicats déplorent le «désengagement» de Benghebrit

15 janvier 2019 à 10 h 40 min

Depuis leur annonce de la grève, prévue lundi prochain, ainsi que des mouvements de protestation, les membres de l’Intersyndicale de l’éducation et la ministre de l’Education nationale s’accusent mutuellement. Même si Nouria Benghebrit dit privilégier la piste du dialogue et tient, tout au long de cette semaine, des réunions bilatérales avec les partenaires sociaux, la situation semble se diriger droit vers l’impasse.

S’exprimant dimanche sur les ondes de la Radio nationale, la ministre a, entre autres, accusé ses partenaires sociaux de vouloir mettre la pression sur l’Etat et d’avoir failli à leurs engagements envers la tutelle et le secteur. Elle a déclaré qu’il y a un discours contradictoire entre les différents syndicats qu’elle a déjà rencontrés. Elle a dit également restreindre les discussions bilatérales à deux points, sans plus.

Il s’agit du traitement des dysfonctionnements contenus dans le statut particulier et du dossier des œuvres sociales. Signalons que ce dernier point (les œuvres sociales) ne figure pas dans la liste des revendications des syndicats grévistes. En réponse à ces différentes accusations, les membres de l’Intersyndicale de l’éducation l’accusent de «vouloir les provoquer».

«Ce sont des déclarations mal placées dont le but est la provocation du corps syndical. Elle joue à un jeu obscur. S’il y a une partie qui a failli à ses engagements, c’est bien la tutelle. Notre retrait de la charte d’éthique et le lancement de ces mouvements de protestation ne sont pas venus par hasard.

Nous sommes en train de dénoncer un relâchement de la part du ministère par rapport à ses engagements et une volonté de briser l’activité syndicale dans le secteur», dénonce Sadek Dziri, président de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef). «Si elle considère que le pouvoir est l’Etat, c’est une déclaration grave », ajoute-t-il.

Boualem Amoura, secrétaire général du syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), considère de son côté que «la ministre ne cherche pas réellement à trouver des solutions aux problèmes posés. Par le jeu ‘diviser pour régner’, elle veut déstabiliser les syndicats et semer la zizanie. Nous sommes assez mûrs et unis pour ne pas tomber dans ce piège.

Dire qu’un syndicat, alors que nous sommes cinq et non pas un seul, met la pression sur l’Etat laisse entendre que l’Etat est faible. C’est une atteinte à l’autorité de l’Etat». Pour Amoura, le ministère convie toujours les partenaires sociaux à participer au début de l’élaboration d’un projet sans pour autant prendre leur avis sur sa finalité. Il estime que cette participation est juste pour la forme.

Un point de vue que partage pleinement Messaoud Boudiba, porte-parole du Conseil national des enseignants du secondaire et du technique (Cnapest) : «Ces déclarations provocantes poussent la situation au pourrissement. Nous sommes pour le dialogue. Si la ministre estime que nous avons failli à nos engagements, qu’elle nous les cite. Nous sommes prêts à remédier de suite à nos manquements. De son côté, elle doit reconnaître n’avoir pas été à la hauteur de ses engagements.» Le syndicaliste s’appuie sur les PV signés entre le Cnapest et la tutelle, l’an dernier, dont aucun point n’aurait été concrétisé sur terrain.

Pour ce qui est du dossier des œuvres sociales qui ne figure pas dans la plateforme de revendications des syndicats protestataires, les syndicalistes se sont entendus sur une seule explication : la ministre veut noyer les véritables problèmes dans des dossiers en cours de traitement et qui ne représentent pas une urgence.

Face à une situation pareille, le principe de la protestation et de la grève est toujours d’actualité. Les syndicats, dont les réunions bilatérales sont encore en cours, disent y aller sans grande conviction.


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!