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Après la visite d’Angela Merkel : L’Algérie veut plus d’investissements allemands

19 septembre 2018 à 1 h 05 min

Suite au feu vert du gouvernement algérien, 3700 Algériens, dont un grand nombre sont des demandeurs d’asile dont les requêtes ont été rejetées, vont être expulsés vers l’Algérie. Si depuis des années, le nombre des rapatriements est en constante augmentation, c’est la première fois qu’il atteint un tel chiffre.

Le quotidien régional Rheinische Post a fait le décompte des expulsions d’Algériens dans sa dernière édition, en s’appuyant sur les chiffres du ministère fédéral de l’Intérieur. Cinquante-sept Algériens ont été expulsés en 2015, puis le chiffre a bondi à 504 en 2017, alors que déjà 350 personnes ont été rapatriées vers Alger depuis le mois de juillet de cette année. Entre Alger et Berlin, l’épineuse question des Algériens en situation irrégulière est sur la table des négociations depuis 2015.

En 2017, la chancelière avait cru pouvoir la régler lors de sa visite à Alger, annulée à la dernière minute à cause des ennuis de santé du Président. Face à l’inflexibilité de la chancelière de voir les Algériens en situation irrégulière retourner dans leur pays, le gouvernement algérien a réclamé certaines garanties pour la forme. «Il y a un certain nombre de règles sur lesquelles nous sommes en parfait accord avec les autorités allemandes.

Premièrement, il faut une identification pour savoir s’il s’agit d’Algériens. Nous le faisons très bien. Nous allons le faire à l’avenir d’une manière plus efficace, puisque chez nous le fichier de l’identité est informatisé et les empreintes digitales sont numérisées», a expliqué le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, lors de sa conférence de presse commune avec la chancelière Merkel.

L’Algérie refuse, par ailleurs, l’utilisation de vols charters pour transporter les Algériens expulsés. En contrepartie de cet accord, Alger espère plus d’investissements allemands, au moment où le pays est en bute à des difficultés financières. Si le Premier ministre a rappelé le rôle joué par l’Allemagne dans la relance des investissements dans le domaine mécanique, «l’Allemagne avait contribué dans la relance de l’industrie mécanique en Algérie».Soulignant que «la dernière décennie avait vu la participation de grandes firmes allemandes dans la concrétisation de projets de construction de véhicules légers et lourds, dans différentes régions du pays», le gouvernement algérien attend des Allemands qu’ils s’intéressent à d’autres secteurs économiques, comme la sous-traitance et l’agriculture.

En attendant, l’Algérie se dote de plus en plus en équipements militaires allemands, jusqu’à devenir le premier importateur d’armes allemandes en 2017, selon la radio allemande Deutsche Welle (DW), pour un montant de 1,36 milliard d’euros. 


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