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Après la condamnation de Khaled Drareni : Protestations continues en Algérie et dans le monde

15 août 2020 à 10 h 05 min

La lourde condamnation du journaliste Khaled Drareni à trois ans de prison ferme continue de susciter de vives protestations.

Hier, c’était au tour du Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD) de dénoncer vivement le verdict prononcé, lundi dernier, par le tribunal de Sidi M’hamed à l’encontre du directeur du site d’information en ligne Casbah Tribune. «Jugé sur la base d’accusations dont la véracité est à prouver, le journaliste Khaled Drareni a été condamné le 10 août dernier à 3 ans de prison ferme au mépris du droit élémentaire à l’exercice de son métier», a fustigé le porte-parole du parti, Moulay Chentouf, dans un communiqué. «Ce simulacre de procès est d’autant plus scandaleux qu’il cloue au pilori la raison d’être essentielle du journalisme : la liberté d’expression.

Il sonne comme une provocation supplémentaire et une volonté d’en découdre avec le mouvement citoyen du 22 Février», s’est indigné Moulay Chentouf. «Comme toutes les arrestations et les condamnations auxquelles le pouvoir a procédé, le jugement que vient de rendre le tribunal de Sidi M’hamed à l’encontre du journaliste Khaled Drareni est frappé du sceau de l’arbitraire.

Ce qui est en cause directement, c’est l’institution judiciaire qui, de fait, fonctionne à la ‘‘tête du client’’ en se soumettant aux injonctions de centres obscurs du pouvoir», a poursuivi le porte-parole du PLd.

De leur côté, des collectifs, des partis politiques d’opposition et des citoyens de la diaspora algérienne en France ont dénoncé «avec la plus grande vigueur l’injustice faite à Khaled Drareni et à tous les autres accusés», à savoir les militants politiques Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche qui ont écopé de deux ans de prison, dont quatre mois ferme. «Nous exprimons notre soutien actif et sans réserve à tous les détenus de la dissidence nationale pacifique, et notre solidarité à la corporation de la presse et nous exigeons l’arrêt de la répression, la libération immédiate, sans conditions, et la réhabilitation de tous les détenus politiques et d’opinion injustement inculpés et condamnés», ont-ils réclamé dans un communiqué publié mercredi dernier. Pour sa part, Pierre Audin, fils de Josette et Maurice Audin, a appelé, le même jour, à la libération du correspondant en Algérie pour la chaîne TV5-Monde et l’ONG RSF.

«Depuis le 22 février, il (Khaled Drareni, ndlr) couvre le hirak en toute indépendance, en toute liberté. Le pouvoir algérien ne l’a pas supporté, il a enfermé, condamné Khaled Draréni. Avec lui, il a enfermé et condamné cette liberté légitime à laquelle aspire le peuple algérien», a-t-il fustigé dans une lettre adressée au Comité de soutien à Khaled Drareni. «L’Algérie prétend participer au concert des nations, en signant des traités internationaux qui garantissent les droits et libertés, dont la liberté de la presse. Elle doit se ressaisir et libérer Khaled Drareni. Tout simplement. Et laisser les journalistes faire leur travail, laisser les citoyens s’exprimer.

Tout simplement», a exigé Pierre Audin, alors que les avocats et soutiens de Khaled Drareni ont lancé un appel à la mobilisation internationale pour obtenir sa libération. Incarcéré depuis le 29 mars à la prison de Koléa, il était accusé d’«incitation à attroupement non armé» et d’«atteinte à l’unité nationale» après avoir couvert une manifestation du hirak. Lors de son procès, le journaliste avait assuré n’avoir fait que son «travail en tant que journaliste indépendant», et exercé «son droit d’informer».

 

 

L’Union Européenne «préoccupée»

L’Union européenne (UE) est «préoccupée» par la condamnation à trois ans de prison, lundi dernier à Alger, du journaliste Khaled Drareni et discute avec les autorités algériennes, a déclaré, hier, une porte-parole du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. «Nous suivons avec préoccupation la situation du journaliste Khaled Drareni, condamné à trois ans de prison ferme pour ‘‘incitation à attroupement non armé’’ et ‘‘atteinte à l’unité nationale’’», a affirmé la porte-parole Nabila Massrali, citée par l’agence AFP. Mme Massrali a ainsi rappelé l’engagement de l’Union pour la liberté de la presse et de la protection des journalistes. «Nous traitons des cas individuels et des questions relatives aux droit de l’homme à différents niveaux dans le cadre du dialogue entre l’UE et l’Algérie», a-t-elle assuré, ajoutant que l’UE appelle l’Algérie à «œuvrer à l’apaisement et au dialogue». R. N.


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