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Il aura lieu mercredi devant la Cour d’Alger

Appel à un sit-in pour la libération des détenus d’opinion

14 juillet 2019 à 10 h 00 min

Un collectif citoyen a lancé hier un appel pour un sit-in mercredi devant la cour d’Alger pour exiger la libération des détenus d’opinion. Composé de militants politiques, de défenseurs des droits de l’homme et des membres des familles des détenus d’opinion, ce collectif veut par son action exprimer sa solidarité avec ces prisonnier du hirak.

Ce même collectif a déjà organisé un sit-in devant le tribunal de Sidi M’hamed pour exiger la libération de ces détenus victimes de leurs opinions politiques. Arrêtés en plein hirak, ces détenus, plus d’une soixantaine, selon des ONG locales, ont été tous placés en détention provisoire. Certains pour port de l’emblème amazigh, d’autres pour avoir exhibé des pancartes et des slogans politiques.

Ces détenus sont tous poursuivis pour «atteinte à l’unité nationale». Mais il n’y a pas qu’eux. La liste rendue publique par ce collectif comporte aussi le nom du moudjahid Lakhdar Bouregaâ, placé lui aussi en détention provisoire à la prison d’El Harrach pour «atteinte au moral de l’armée» et «outrage à corps constitué».

De nombreuses voix se sont élevées pour exiger leur libération. Même les participants à la Conférence du dialogue national du 6 juillet à Aïn Benian ont mis comme préalable au dialogue sur la sortie de crise la libération de tous les détenus d’opinion et l’ouverture des espaces pour le libre exercice de l’activité politique, la liberté d’expression et d’opinion.

Dans un entretien accordé le 9 juillet à El Watan, l’avocate Aouicha Bekhti, membre du Réseau contre la répression et pour les libertés démocratiques, a affirmé qu’«il n’y a aucune disposition pénale qui interdit le port d’un autre drapeau. Les magistrats citent l’article 79 qui prévoit la prison contre toute personne qui tente, par n’importe quel moyen, de porter atteinte à l’unité nationale.

Ils ont considéré que le drapeau amazigh fait partie de ces moyens, par lequel les manifestants ont tenté de porter atteinte à l’unité nationale. Comme le délit n’existe pas, ils sont allés chercher un article qui prête à équivoque et dans lequel ils peuvent tout mettre». Pour tenter d’obtenir leur libération, les familles des détenus et les réseaux de défense des droits de l’homme poursuivent leur mobilisation. 


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