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Annaba : Rejet d’un Etat militaire et arrestations abusives de manifestants

29 juin 2019 à 9 h 40 min

Les habitants de la wilaya de Annaba refusent toujours et avec force de troquer un Etat civil contre un éventuel Etat militaire. En effet, en ce 19e vendredi, ils ont marché par milliers, hommes, femmes et enfants, au cours de la Révolution pour faire entendre leur choix et surtout imposer leur revendication. «Doula madania machi askaria» (Etat civil non militaire), criaient les manifestants d’une seule voix.

Sous un soleil de plomb, ils n’ont pas voulu aller à la trempette et ont préféré continuer leur combat pour une nouvelle République libre et un État de droit que seule une Algérie civile et démocratique garantit. «La plage peut attendre mais pas la nouvelle Algérie. Nous n’allons pas arrêter de manifester jusqu’à l’instauration d’une nouvelle Algérie dont le rêve a été cauchemardé par la issaba. Il en reste plusieurs parmi cette dernière dont les ‘‘2B’’. Nous avons 25 ans et ils sont en majorité des septuagénaires. Nous les aurons à l’usure», espèrent des jeunes avocats, rencontrés sur le perron du théâtre régional Azzedine Medjoudi, en face du cours de la Révolution.

Encore une fois, les manifestants n’ont pas ménagé le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), le général-major Ahmed Gaïd Salah. Avec des slogans hostiles à sa personne, ils ont voulu imposer la souveraineté du peuple algérien pour qu’il décide librement de son avenir. «Ya el Gaïd berkak mel laab, 7 we 8 soltate el chaâb» (Gaïd Salah, arrêtez vos subterfuges, les articles 7 et 8 confient le pouvoir au peuple), tonitruent-ils.

La veille, de nombreux activistes avaient observé un sit-in, au même lieu, en guise de soutien aux manifestants arrêtés à travers le pays par les services de sécurité pour avoir porté le drapeau amazigh. En brandissant des pancartes dont les messages portaient sur le rejet des arrestations abusives, ils ont scandé en chœur «Libérez, libérez, libérez khawetna» (Libérez nos frères).


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