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Amnesty International appelle à la libération «immédiate» des détenus

13 novembre 2019 à 10 h 01 min

Amnesty International (AI) appelle à la libération «immédiate et sans conditions» des manifestants porteurs du drapeau amazigh.

«Amnesty International appelle à la libération immédiate et sans conditions des manifestants détenus simplement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression», lit-on dans une déclaration rendue publique par l’ONG sur son site internet.

L’organisation, qui a un bureau à Alger, est catégorique : «Personne ne devrait être harcelé, intimidé, arrêté ou poursuivi simplement pour avoir porté le drapeau amazigh ou l’avoir en sa possession.»

22 manifestants, détenus pour avoir brandi le drapeau amazigh, ont été condamnés à une peine de 12 mois de prison, dont six fermes et une amende de 30 000 DA, par le tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, rappelle AI.

Le même tribunal a renvoyé au 18 novembre le procès de 20 autres manifestants poursuivis pour les mêmes faits. L’organisation a réagi ces derniers jours contre l’arrestation des porteurs du drapeau.

Réagissant le 10 octobre à la recrudescence du nombre des arrestations arbitraires de militants, de journalistes, d’avocats, d’étudiants, ou de simples citoyens, ces dernières semaines, la directrice d’Amnesty International Algérie, Hassina Oussedik, a déclaré : «Amnesty International Algérie est profondément préoccupée par un climat de répression qui s’instaure ces dernières semaines : recrudescence du nombre d’arrestations arbitraires de militants, de journalistes, d’avocats, d’étudiants, ou de simples citoyens, en violation flagrante des droits garantis par la Constitution.»

Et de s’adresser aux autorités : «Les autorités algériennes ne doivent pas briser le rêve et l’espoir des Algériennes et des Algériens qui revendiquent pacifiquement et fraternellement un Etat de droit et des droits humains.»

Le 24 octobre, l’ONG a écrit : «Le fait d’arrêter, de harceler et d’intimider une personne ou d’engager des poursuites contre elle, uniquement parce qu’elle a porté un drapeau, constitue une violation flagrante des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique.» AI appelle les autorités algériennes à la libération immédiate et sans conditions de tous les manifestants accusés d’«atteinte à l’unité nationale» après «avoir brandi le drapeau amazigh».

Une pétition a été lancée le 25 juillet pour exiger la libération des manifestants détenus. Le texte clôturé en septembre dernier a pu avoir l’adhésion de près de 5000 signataires.


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