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samedi, 30 mai, 2020
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Elle vient de lancer une pétition pour interpeller les autorités

Amnesty International Algérie exige la libération des détenus d’opinion

20 mai 2020 à 10 h 03 min

L’ONG Amnesty International lance une pétition pour la libération des détenus d’opinion et la cessation des pressions sur les activistes du hirak. «Les autorités algériennes profitent de la pandémie de Covid-19 pour accélérer la répression contre les militants du hirak, jeter les opposants en prison et réduire les médias au silence. Demandez aux autorités de libérer immédiatement tous les détenus d’opinion», lit-on dans le communiqué de l’organisation.

Amnesty International Algérie rappelle, dans ce sens, la sage décision prise par les militants et les militantes du hirak de suspendre les manifestations pacifiques du hirak afin d’éviter une propagation de la Covid-19. Mais, note l’ONG, les autorités, elles, n’ont pas suspendu leurs actions contre eux.

«Le gouvernement a réprimé le mouvement en arrêtant et en emprisonnant de nombreuses personnes. En agissant ainsi, les autorités sanctionnent les militants pour avoir fait usage de leur liberté d’expression et, dans le même temps, elles mettent en péril leur santé, étant donné les risques de propagation de la Covid-19 en prison», déplore l’organisation dans ce document.

Entre le 7 mars et le 13 avril, rappelle Amnesty, au moins 20 militants ont été convoqués pour être interrogés par la police, ou interpellés et placés en détention provisoire, ou condamnés pour des accusations liées à l’exercice de leur droit à la liberté d’expression ou de réunion dans divers endroits en Algérie.

«Au moins 32 personnes arrêtées de manière arbitraire pendant les manifestations du hirak sont aujourd’hui encore derrière les barreaux», rappelle la même source. Depuis la suspension des marches du hirak, dénoncent plusieurs des organisations de défense des droits de l’homme et des avocats, plusieurs activistes ont reçu des convocations des services de sécurité.

C’est le cas de l’humoriste et Youtubeur, Makhlouf Zemmour, connu sous le surnom Mik Mik, qui a été convoqué par les gendarmes, qui lui ont envoyé la convocation au domicile de ses parents, alors que lui vit depuis des années en France. Deux activistes de Timimoun, Yasser Kadiri et Ahmed Sidi Moussa ont été placés sous mandat de dépôt le 5 mai courant.



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