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vendredi, 24 janvier, 2020
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Amendement de la constitution : Le FFS dénonce un «ravalement de façade»

14 janvier 2020 à 10 h 01 min

Le Front des forces socialistes (FFS) a fustigé, hier, la volonté du régime d’«imposer une feuille de route visant à maintenir le statu quo avec des apparences de changement sans que rien ne change véritablement dans sa nature».

La charge du FFS, l’un des membres des Forces de l’alternative démocratique, intervenait après l’annonce du projet relatif à l’amendement de la Constitution et la formation du gouvernement de Tebboune.

«Sourd aux aspirations du peuple, le régime en uniforme, soucieux de pérenniser son emprise sur la société, se contente d’une façade faussement démocratique en organisant une farce électorale pour doter l’Etat d’une gouvernance civile d’apparence légale, sans pouvoir réel, avec un Président illégitime, un gouvernement du même système et les mêmes pratiques autoritaires pour imposer une feuille de route visant à maintenir le statu quo avec des apparences de changement sans que rien ne change véritablement dans la nature du pouvoir, foncièrement antidémocratique et antisocial», a dénoncé le FFS dans un communiqué, signé par son premier secrétaire, Hakim Belahcel.

Pour étayer ses propos, le parti, pour qui «le régime ne lâchera pas le pouvoir de son plein gré», a souligné qu’il suffit d’observer «le processus non démocratique engagé pour apporter des amendements à la Constitution, avec une rédaction par des experts sous la dictée du pouvoir, son adoption par une Assemblée illégitime et impopulaire et sa consécration par un référendum sous le contrôle de ce même régime, et ce, quel que soit le taux de participation qu’on sait d’avance quasiment nul».

Il a aussi mentionné «la poursuite des mesures de répression et des arrestations arbitraires, le refus de toute libération inconditionnelle des détenus politiques et d’opinion et le non-abandon des poursuites judiciaires». A ce titre, le parti a fustigé de nouveau «toutes les manœuvres qui visent à étouffer les revendications de la révolution pacifique du peuple algérien, qui aspire à un changement radical du système et non à un ravalement de façade».

Le FFS a jugé que «les revendications légitimes du peuple ne peuvent être satisfaites que par l’élection d’une Assemblée nationale constituante, dont la mission est l’élaboration d’une nouvelle Constitution consensuelle, adoptée par un référendum populaire, prélude à l’avènement de la IIe République, qui est la seule perspective de sortie de crise».

«Les exigences de cette révolution pacifique sur les plans politique, économique, social, culturel, ne peuvent être satisfaites que dans le cadre d’une transition démocratique pour instaurer un Etat de droit civil, démocratique et social», a insisté le plus vieux parti de l’opposition.

Par ailleurs, le FFS s’est dit «préoccupé par le contexte régional et international menaçant à nos frontières», il a réitéré «son attachement indéfectible à la défense de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale et de l’unité de son peuple» et exprimé «sa solidarité au peuple frère libyen et son souhait que la crise actuelle trouve sa solution dans le cadre de la légalité internationale et du dialogue entre Libyens».


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