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Alors que les transactions et attributions du foncier alimentent la polémique : Bouira est-elle oubliée par les enquêtes ?

08 septembre 2019 à 10 h 10 min

La wilaya de Bouira attend toujours sa part des grandes enquêtes. Cette région, de par sa position stratégique et sa proximité des installations portuaires et autoroutières, est devenue en peu de temps la plaque tournante du trafic, notamment du foncier industriel, urbain et agricole. Des citoyens ont même été dépossédés de leurs meilleures terres, particulièrement dans la commune de Oued El Berdi, où les pouvoirs publics ont décidé d’implanter une zone industrielle jusque-là improductive, malgré la mise en place d’une batterie de mesures par les pouvoirs publics visant la relance du secteur et du développement local.

Des opérateurs, jouissant de complicités, de favoritisme des responsables locaux, ont bénéficié des meilleurs lots. La quasi-totalité des projets retenus et «défendus» par les membres de la commission de wilaya n’ont pas vu le jour. Les exemples sont légion. Une trentaine d’ateliers sont entrés en exploitation sur un total dépassant une centaine de projets lancés depuis des années au niveau des deux sites, mobilisant une superficie de 400 hectares, a-t-on indiqué de la direction de l’industrie et des mines de la wilaya de Bouira.

Des opérateurs ont même abandonné leurs projets sans pour autant restituer les terrains. Pour justifier leur immobilisme, les autorités locales ne cessent d’évoquer la lenteur des procédures judiciaires engagées dans le but de récupérer le foncier.

Le trafic dans le foncier agricole et urbain est aussi un dossier qui intéresse les services de sécurité. Des noms de personnes connues sur la scène locale sont cités pour avoir bénéficié de terrains, d’avantages et d’aides financières faramineuses dans le cadre des différents plans et soutiens de l’Etat destiné au secteur agricole. Au chef-lieu de wilaya, un investissement privé portant sur la réalisation d’un parc d’attractions et de loisirs est en chantier. Le projet, qui continue de susciter des interrogations, alimente la polémique. Selon des données en notre possession, quatre hectares lui ont été attribués de gré à gré, sur instruction de l’ancien wali de Bouira, Nacer Maaskri, démis de ses fonctions dans le sillage des mouvements opérés par l’actuel chef de l’Etat et le gouvernement Bedoui. Un pactole de 200 milliards de centimes a été dégagé pour implanter le projet, sur un espace inconstructible à cause du passage d’une conduite principale des eaux usées, précisent nos sources.

Ni les réserves émises par le passé par les services hydrauliques ni les lois régissant les modalités d’attribution de ce genre de projets n’ont été respectées par les autorités locales. Pis encore, les responsables ont même décidé d’affecter une partie du terrain à l’opérateur en question, alors que deux établissements scolaires ont été projetés dans le cadre du plan directeur d’aménagement et d’urbanisme (PDAU). Ces transactions douteuses touchant, par ailleurs, le foncier en milieu urbain, suscitent également l’intérêt des services de sécurité.


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