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Alors que Lakhdar Bouregaâ et Samir Benlarbi seront auditionnés par le juge : Tenue des procès de six détenus d’opinion

22 octobre 2019 à 10 h 17 min

Le procès de six détenus d’opinion emprisonnés pour port du drapeau amazigh se tiendra, aujourd’hui, au tribunal de Sidi M’hamed, a annoncé hier le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) sur sa page Facebook.

«Six détenus (Leftissi Messaoud, Djaber Aibeche, Bilal Bacha, Khaled Oudihat, Hamza Meharzi et Tahar Safi) seront présentés demain (aujourd’hui) devant la section correctionnelle du tribunal de Sidi M’hamed à 9h. Je précise que ce groupe était celui à qui les juges ont prolongé dernièrement leur mandat de détention. Leurs dossiers (n°5212) ont été transférés les premiers», précise Me Yamina Alili, membre du collectif de défense. Ces détenus ont été arrêtés lors de la marche du vendredi 21 juin, juste après le discours dur du chef d’état-major sur le port du drapeau amazigh. Présentés le 23 juin devant le juge d’instruction de la chambre 11, ils ont été mis sous mandat de dépôt pour «atteinte à l’unité nationale» (art. 79 du code pénal).

Le 7 juillet, la chambre d’accusation près la cour d’Alger a confirmé le mandat de dépôt. Les avocats plaideront l’acquittement pour les cas de ces jeunes emprisonnés à la maison d’arrêt d’El Harrach (Alger). «Nous allons plaider l’acquittement. Nous sommes convaincus que l’article 79 ne s’applique pas à ces détenus, arrêtés arbitrairement sur une instruction du chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah, et que la police a appliquée sans tenir compte de la loi. Nous considérons toujours que ces détenus sont des otages, surtout lorsque nous constatons que pour les mêmes chefs d’inculpation, d’autres juridictions de la République ont prononcé des acquittements», précise Me Alili.

Le tribunal de Sidi M’hamed compte accélérer les procédures après l’approche de la date d’expiration des mandats de certains détenus : les dossiers d’une quarantaine d’autres citoyens arrêtés les 21, 28 juin et 5 juillet ont été transférés devant la chambre correctionnelle, hier, en attendant la programmation des procès.

Bouregaâ auditionné  par le juge de Bir Mourad Raïs

«Le tribunal de Sidi M’hamed a transféré, hier, une quarantaine de dossiers des détenus arrêtés les journées du 21, 8 juin et 5 juillet en plus du cas de l’étudiant en 6e année médecine de la faculté de Tizi Ouzou, arrêté le 27 septembre (Chebili Smail). J’ai été informé du transfert des dossiers aujourd’hui (hier) en espérant que les procès seront programmés très rapidement. Je l’ai constaté aujourd’hui en apprenant que les dossiers du premier groupe (6) ont été transférés aujourd’hui pour un procès programmé pour le lendemain», constate l’avocate. Le même tribunal de Sidi M’hamed a décidé le transfert de dossiers d’autres manifestants arrêtés entre le 1er et le 5 mars dernier et poursuivis pour «destruction de biens publics». Il est à préciser par ailleurs que deux autres détenus d’opinion (Commandant Lakhdar Bouregaâ et Samir Benlarbi) seront auditionnés aujourd’hui dans le fond par le juge d’instruction du tribunal de Bir Mourad Raïs.

Les familles espèrent que les juges acquittent les leurs en «respectant tout simplement les lois de la République appliquées sur des cas similaires». «On ose espérer que le tribunal de Sidi M’hamed appliquera les mêmes lois que les autres tribunaux de la République algérienne. Les tribunaux de Mostaganem, Chlef, Tlemcen, etc. ont ordonné la relaxe. Le même tribunal (Abane Ramdane) a relaxé Malek Sabrina (RAJ) pour la même accusation, avec restitution de l’objet du délit (drapeau amazigh). On appelle à la sagesse et on exige la libération inconditionnelle et immédiate de tous les détenus», réclame Challal Arezki, porte-parole de la Coordination des familles des détenus.

Un rassemblement est prévu, ce matin, devant le tribunal de Sidi M’hamed. «Nous appelons à la mobilisation des familles, des militants partisans, des étudiants… pour apporter leur soutien aux détenus», lance M. Challal. Membre très actif du collectif de défense, Me Yamina Alili considère que la lutte doit se poursuivre pour le départ du régime. «Quel que soit le résultat, nous continuerons de lutter. Nous sommes sortis le 22 février pour le départ du régime. Nous maintenons nos exigences», soutient-elle. 


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