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Il prend sa retraite politique après sa troisième défaite électorale

Ali Benflis quitte la scène

16 décembre 2019 à 10 h 09 min

En décidant de raccrocher, Ali Benflis renonce à sa longue course vers le palais d’El Mouradia. Une course qu’il a entamée en 2004, lorsqu’il était l’un des principaux concurrents du président Bouteflika qui briguait, à l’époque, son deuxième mandat.

L’ancien chef de gouvernement et président du parti Talaie El Hourriyet, Ali Benflis, jette l’éponge. Il quitte définitivement la scène politique en abandonnant sa quête du fauteuil de la présidence de la République, qui le fuyait depuis plus de 15 ans. A 75 ans, l’homme perd toute illusion et décide de prendre sa retraite politique. «Il y a encore de l’espoir pour l’avenir de l’Algérie. Je vous exhorte à relever les défis pour le bien de l’Algérie et pour que le pays soit une force régionale.

En ce qui me concerne, j’ai décidé de mettre un terme à ma carrière politique pour laisser la chance à tous ces jeunes. Je vais suivre de loin, tout en continuant à travailler avec mes idées et ma plume», a-t-il lancé lors d’une cérémonie organisée, hier à Alger, en présence de ses partisans et des chefs de partis l’ayant soutenu lors de sa dernière campagne électorale. Ali Benflis affirme, à cette occasion, qu’il a tenté, durant les trois campagnes électorales auxquelles il a pris part, d’exposer son programme.

Il félicite ainsi son staff pour avoir «mené une campagne électorale digne et honnête». En décidant de raccrocher, Ali Benflis renonce à sa longue course vers le palais d’El Mouradia. Une course qu’il a entamée en 2004, lorsqu’il était l’un des principaux concurrents du président Bouteflika qui briguait, à l’époque, son deuxième mandat.

Mais il avait été broyé par une machine du régime qui l’a sanctionné sévèrement. Assommé, Ali Benflis s’est éclipsé de la scène pendant près de dix ans. Il n’est réapparu qu’en 2012 pour fonder son propre parti, Talaie El Hourriyet. En 2014, il reprend à nouveau la course vers la Présidence face au même Abdelaziz Bouteflika, amoindri par l’AVC qui l’avait terrassé quelques mois auparavant. Une nouvelle fois, l’ancien chef de gouvernement a buté sur la même machine du pouvoir, bien rodée en matière de fabrication des résultats électoraux.

«Jusqu’au bout des illusions»

Cinq ans après, Ali Benflis fait une nouvelle tentative. Nourrissant les mêmes illusions d’accéder au palais d’El Mouradia pour effacer les erreurs de son «ennemi juré», en l’occurrence Abdelaziz Bouteflika, déchu depuis avril dernier, l’homme a cru, jusqu’au bout, que cette fois-ci les portes lui sont grandes ouvertes.

Il concourt avec des acteurs qui étaient, à ses yeux, d’un poids inférieur. Il a tout fait alors pour légitimer le scrutin du 12 décembre qu’il avait qualifié «d’acceptable». Mais il a perdu de vue la même machine du pouvoir qui était toujours sur ses talons.

La fin de ses rêves politiques s’est produite à l’annonce des premiers résultats du scrutin, jeudi soir. Il n’est arrivé que troisième avec seulement 10% des voix exprimées. Le lendemain et après confirmation des résultats par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Ali Benflis annonce son intention de quitter la scène politique. Il affirme vouloir «transmettre le flambeau aux jeunes» de son parti qu’il invite à prendre leurs responsabilités.


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