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Réactions de la classe politique après la marche du 22 février

Ali Benflis demande à Bouteflika de renoncer au 5e mandat

24 février 2019 à 11 h 20 min

Le parti de Ali Benflis, Talaie El Hourriyet, appelle les hauts dirigeants du pays à répondre sans tarder aux revendications du peuple qui réclame le changement. Saluant les marches de protestation contre le régime politique en place, plus particulièrement contre le 5e mandat et leur caractère pacifique, Talaie El Hourriyet demande au président Abdelaziz Bouteflika de faire preuve de réalisme en retirant sa candidature à la présidentielle du 18 avril prochain.

N’ayant pas encore tranché la question de la participation à cette présidentielle, le parti de Benflis estime que le renoncement de Bouteflika au 5e mandat est «une exigence et une nécessité nationale pour préserver la stabilité du pays, la cohésion de la nation et la continuité de l’Etat national». Le renoncement au 5e mandat doit être suivi, ajoute ce parti, du «départ immédiat du gouvernement contesté et décrié à travers tout le pays».

Ce gouvernement, selon le parti de Benflis, va être remplacé par un gouvernement dirigé et «composé de personnalités indépendantes, au-dessus de tout soupçon, aux qualités morales et aux compétences avérées, pour assurer une gouvernance efficiente du pays, réunir les conditions et préparer des élections pour permettre l’expression libre et souveraine du peuple algérien pour le choix de ses dirigeants».

La Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), instituée au lendemain de l’adoption de la nouvelle Constitution de 2016, a montré, selon ce parti, «sa totale inefficacité et son échec lors des scrutins précédents». Talaie El Hourriyet voit cette instance plutôt comme «un obstacle à la tenue d’élections crédibles et au respect de la volonté populaire». Le parti de Ali Benflis revient, en outre, sur les marches de vendredi, en relevant «le haut degré de civisme et de maturité des manifestants».

Ce parti défend énergiquement «le droit constitutionnel des citoyens à manifester publiquement et pacifiquement leur opposition à une décision irresponsable qu’ils ont ressentie comme une humiliation et une provocation et contre un régime qui se prépare à détourner, une fois de plus, la volonté populaire, pour sa survie».

«Les impressionnantes marées humaines qui ont investi les rues n’ont eu besoin ni de mots d’ordre officiels de l’opposition, ni d’injonctions d’officines étrangères pour exprimer haut et fort leur rejet de la politique du fait accompli», constate cette formation selon laquelle «les manifestants n’ont été retenus ni par la stratégie de la peur que brandit le pouvoir, comme le retour aux années difficiles de la décennie 1990, ni encore les dérapages dudit Printemps arabe, ni par les menaces de répression».

Pour le parti de Benflis, les marches qui ont eu lieu à Alger ont administré aux autorités «une preuve tangible que l’on peut manifester dans la capitale sans risque pour l’ordre public, en respectant les biens et les équipements privés et publics et les infrastructures, et sans qu’une tendance politique particulière puisse récupérer et orienter les mouvements de protestation».

Il relève, dans ce sillage, l’attitude mesurée des forces de l’ordre qui ont encadré les manifestants. Cette formation exprime néanmoins ses inquiétudes face «aux menaces de recours à la force pour réprimer les manifestations, proférées par des responsables politiques et met en garde les autorités publiques contre toute provocation et les dérapages que la répression des manifestations peut entraîner».

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