Algérie-Tunisie : Une fraternité scellée par l’histoire | El Watan
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Algérie-Tunisie : Une fraternité scellée par l’histoire

09 février 2020 à 10 h 03 min

Des activités ont été organisées pour commémorer la funeste journée des bombardements du village Sakiet Sidi Youcef, le 8 février 1958. Les officiels ont eu à cette occasion les mots justes pour parler du sacrifice des voisins tunisiens.

Communauté de destin, malgré les aléas du temps. Ces derniers jours, une polémique est née de la décision du gouvernement algérien d’accorder à la Tunisie un prêt de 150 millions de dollars et des facilités d’approvisionnement en hydrocarbures pour un temps illimité. Certaines personnes visiblement mal inspirées s’étaient offusquées de la décision de l’Algérie d’aider le voisin de l’Est «alors que le pays connaît des difficultés économiques insolubles».

Une large partie de l’opinion, qui s’est exprimée sur les réseaux sociaux, a, elle, dénoncé «cette réaction honteuse». D’abord, des précisions sémantiques s’imposaient. «Ceux qui ignorent tout de la chose financière et qui pleurnichent sur les 150 millions de dollars consentis par l’Algérie à la Tunisie doivent comprendre qu’il ne s’agit pas d’un don, mais d’un simple dépôt au Trésor de ce pays frère.

Ce dépôt, destiné à renforcer la solvabilité de la Tunisie afin d’obtenir des crédits d’organismes internationaux, sera récupérable dès que cet objectif sera atteint. Alors, trêve de propos injurieux à l’endroit de nos voisins de l’Est. Exprimons plutôt notre solidarité avec la Tunisie qui représente la profondeur stratégique de l’Algérie. Sa déstabilisation impactera inéluctablement notre pays», signale à raison le journaliste Rachid Ikhenoussene.

D’autres ont évoqué les liens historiques entre les deux voisins. Argument imparable : le soutien des Tunisiens à la Révolution algérienne et le destin commun forgé dans le sang. Un exemple parmi d’autres : le massacre de Sakiet Sidi Youcef, dont les deux pays commémorent le 62e anniversaire. L’écrivain Al Habib Sayah a eu des mots bien sentis : «Un peu de retenue, ce sont nos voisins, crédit, dépôt ou bien don ! Où est le problème ? La génération d’aujourd’hui est excusée pour son ignorance de l’histoire de la Guerre de Libération nationale menée par ses ancêtres. Elle ne connaît pas les sacrifices consentis par la Tunisie et le peuple tunisien durant la Guerre de Libération nationale.

L’Algérie reconnaîtra les sacrifices des frères et amis pour son indépendance.» Ces derniers jours, des activités ont été organisées pour commémorer la funeste journée des bombardements du village Sakiet Sidi Youcef, le 8 février 1958.

Les officiels ont eu à l’occasion les mots justes pour parler du sacrifice des voisins tunisiens. Les événements de Sakiet Sidi Youssef demeureront à jamais le symbole de la fraternité «sincère» et de la solidarité «agissante» entre l’Algérie et la Tunisie, ont affirmé, jeudi à Alger, des participants à une conférence organisée à l’occasion de la commémoration du 62e anniversaire de ce massacre.

Cité par l’APS, le conseiller de l’ambassadeur tunisien, Lotfi Azimi, a dit, pour sa part, que la commémoration de ces événements «témoigne de la profondeur et de l’excellence des relations entre l’Algérie et la Tunisie», estimant que la visite effectuée récemment par le président tunisien, Kaïs Saïed, en Algérie, étant sa première sortie à l’étranger, se voulait «une véritable concrétisation de ces fortes relations». L’attaque française contre Sakiet Sidi Youssef avait fait 79 morts, dont 20 enfants, 11 femmes, et 130 blessés.


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