Algérie Télécom : Les agents de sécurité protestent | El Watan
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mercredi, 13 novembre, 2019
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Algérie Télécom : Les agents de sécurité protestent

09 septembre 2019 à 9 h 50 min

Des centaines d’agents de sécurité de la société nationale Algérie Télécom ont tenu, hier, un sit-in devant le siège de cette entreprise à El Mohammadia. Par cette action, ils réclament la résiliation de tous les contrats signés entre leur tutelle et les sociétés privées de gardiennage.

Dans le courrier adressé au ministère de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, ils s’appuient sur plusieurs textes de loi interdisant ce type de contrat. «L’article 137 du code du travail stipule clairement qu’est nulle et de nul effet toute clause d’un contrat de travail qui déroge dans un sens défavorable aux droits accordés aux travailleurs par la législation, la réglementation et les conventions ou accords écrits. Il est précédé par l’article 135 qui stipule qu’est nulle et de nul effet toute relation de travail qui n’est pas conforme aux dispositions de la législation en vigueur. L’annulation de la relation se travail ne peut, cependant, avoir pour effet la perte de la rémunération due pour le travail exécuté», lit-on dans ce courrier dont nous détenons une copie.

Pour Amar, un des agents lésés, il est inconcevable aujourd’hui de travailler chez des sous-traitants qui n’ont finalement aucun rôle réel à jouer. «Nous travaillions auparavant directement sous la coupe d’Algérie Télécom. Sur décision d’Ahmed Ouyahia, il y a eu l’engagement de Amine Garde et Vigil Group, deux entreprises de gardiennage. Ce contrat nous a valu des salaires nettement inférieurs et de mauvaises conditions de travail», explique notre interlocuteur, qui trouve injuste qu’un agent de sécurité à Algérie Télécom touche 65 000 DA et qu’eux, après l’engagement de ces sous-traitants, ne perçoivent que 26 000 DA. Dans le même courrier adressé à leur ministère de tutelle, ils dénoncent l’ambiguïté dans le règlement intérieur des entreprises de gardiennage, notamment dans le volet des sanctions qui ne sont pas définies. Un vide qui, selon ce document, laisse place à tous les abus.

Ces travailleurs qui ont tenu leur méga sit-in, gênant le trafic routier, évoquent également la contribution financière de l’Agence nationale de l’emploi (Anem) versée au profit des travailleurs et dont ils n’ont perçu aucun centime. En plus de réclamer ce dû, ils demandent leur réintégration directe à Algérie Télécom en résiliant tous les contrats avec ces sous-traitants.

Voulant y voir plus clair dans cette affaire, toutes nos tentatives de joindre Abderraouf Hammouche, chargé de communication d’Algérie Télécom, se sont soldées par un échec. 


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