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Alger, 22e vendredi : La révolution pacifique supplante tout

19 juillet 2019 à 17 h 43 min

Des centaines de milliers de personnes ont marché à Alger, aujourd’hui, 22e vendredi de la révolution pacifique. Les Algériens ne perdent pas de vue leurs objectifs : « Etat démocratique, civil non militaire » et une « justice indépendante».

A 11h du matin, la center d’Alger était occupé par un dispositif policier imposant. Des centaines de véhicules et des milliers de policiers sont déployés. Une petite foule, le noyau dur de manifestants, était là avant l’heure, comme pour narguer le pouvoir en place et donner du courage aux marcheurs qui devraient arriver plus tard. A midi, ils étaient plusieurs centaines à réclamer un « Etat civil, non militaire » et à dire « Non aux élections avec les gangs ». Plusieurs manifestants ont été interpellés, parfois de manière musclée, par les services de sécurité.

L’équilibre des forces changera totalement après la prière de vendredi. 13h45. Une foule nombreuse, sortie de la mosquée Ben Badis et des ruelles avoisinantes, envahit la rue Abane Ramdane et prend la direction de la grande poste. Le slogan phare reste « Daoula madania », écrit sur des pancartes et scandé par des milliers de poitrines.  Le centre ville ne cesse d’accueillir les manifestants qui arrivent de la rue Didouche, du boulevard Amirouche et de partout.

A 14h30, une marée humaine submerge Place Audin. Parmi les manifestants, l’avocat Salah Dabouz, en grève de la faim depuis une dizaine de jours, mais qui a tenu à prendre part à cette marche, sur un fauteuil roulant.

Quelques mètres plus loin, Karim Tabbou et Mostefa Bouchachi, marchent, au milieu de la foule, l’air heureux. Les slogans hostiles à Gaid Salah, le chef d’état-major de l’armée sont légions. Outre la chanson « Dites à El Gaid » qui a eu un grand succès, les marcheurs ont invité le chef de l’armée à « partir et d’amener avec lui Bensalah ( le chef de l’Etat par intérim) ».  Les juges et les médias ont été également la cible des manifestants qui reprochent aux premiers d’avoir mis en prison des manifestants innocents et aux seconds d’avoir « trahi le hirak ».

Les manifestants de ce 22 vendredi ont insisté sur la libération des détenus d’opinion : « Libérez nos enfants », « Libérez Bouregâa ». La foule, du moins une bonne partie des manifestants, a exprimé son refus d’engager un dialogue ou de participer à des élections avant la libération de tous les détenus d’opinions. « Quel dialogue ? D’abord libérez les détenus du Hirak », lit-on sur un écriteau brandi par un sexagénaire à proximité de la FAC centrale. d’autres marcheurs, en revanche, ont hissé une banderole pour dire : « Oui pour un dialogue nationale avec Youcef Khatin et Taleb Ibrahimi ».

Les manifestants, dont la plupart ont arboré les couleurs des Fennecs (qui disputeront ce soir la finale de la CAN face au Sénégal) ont adressé des messages « footballistiques » aux détenteurs du pouvoir. « Nous vous bâterons 7+8 à 0 », « le foot nous ne fait pas oublier le Hirak ». Un des manifestants a écrit : « La victoire en finale de la CAN est un bonheur provisoire. La restitution de la patrie procure un bonheur éternel ».


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