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Alexandre Novak sur la réunion de l’OPEP à Alger : «Tous les scénarios seront discutés»

18 septembre 2018 à 1 h 15 min

Tous les scénarios seront discutés à la réunion d’Alger.» C’est ce qu’a déclaré hier le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak, au sujet de la réunion des pays membres de l’OPEP et leurs alliés, prévue à Alger le 23 septembre.

C’est à la question de savoir si l’augmentation des niveaux de production figurera sur la table des négociations, que le ministre russe a répondu que tous les scénarios possibles pourraient être discutés. Il a ajouté que l’OPEP discuterait également des prévisions de l’offre et de la demande pour le quatrième trimestre de l’année.

Le cours du brent affichait, hier, 78,63 dollars à Londres, encouragé par la quasi-disparition du pétrole iranien sur le marché à l’approche de l’application des sanctions américaines au début du mois de novembre prochain. «Il semblerait que les trois plus grands producteurs mondiaux, l’Arabie Saoudite, la Russie et les Etats-Unis, coopèrent pour compenser les pertes de l’offre iranienne», indiquent des analystes. Alexandre Novak a déclaré que son pays était prêt à discuter de la coopération avec les Etats-Unis pour équilibrer le marché pétrolier.

Une rencontre a d’ailleurs eu lieu ce week-end entre Novak et son homologue américain, Rick Perry. Novak s’est par la suite entretenu avec le ministre saoudien Khaled El Faleh toujours dans le cadre de l’application de la stratégie d’augmentation de la production, qui contrarie la partie iranienne. Cette dernière accuse d’ailleurs les Russes et les Saoudiens de prendre en «otage» le marché pétrolier et demande à l’OPEP de restaurer l’équilibre entre l’offre et la demande, plutôt que de boycotter ses membres fondateurs. C’est donc dans ce contexte de tension que se tiendra la réunion de suivi de l’accord, à Alger la semaine prochaine.

Le secrétaire général de l’OPEP, Mohamed Barkindo, avait déclaré dimanche à Dubaï que l’accord d’offre historique conclu à la fin 2016 devrait devenir permanent. «Il n’y a pas d’alternative viable sur la table autre que d’institutionnaliser et de faire cette coopération, entre nous et nos partenaires non OPEP, de manière permanente», avait-il soutenu en notant que la demande de pétrole est «robuste», bien que l’utilisation du brut commence à faire face à des vents contraires. «Les bas prix du pétrole brut ont frappé l’industrie pétrolière et l’ont privée d’investissements, poussant à une coopération continue entre les producteurs, car ils ne pouvaient que maintenir la stabilité des marchés», justifie-t-il encore. Les pays de l’OPEP et leurs alliés appliquent depuis janvier 2017 l’accord de limitation de la production pour faire face à la surabondance de brut sur le marché. Une application qui a réussi à maintenir la moyenne des prix du baril à 72 dollars.

En juin dernier, un nouveau cap a été pris par l’Arabie Saoudite et la Russie qui se sont engagées à augmenter leur production contrairement aux clauses de l’accord. La réunion d’Alger regroupera un comité de membres de l’OPEP et de producteurs alliés afin d’évaluer le respect des quotas de production. Devant une Russie qui affirme être prête à augmenter sa production à un niveau record, si le marché le souhaitait, une Arabie Saoudite qui promet de pousser son pompage à 12 millions de barils et l’Iran qui voit sa production diminuer drastiquement, la réunion d’Alger promet d’être un peu agitée.


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