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Affaire Mecili : Le FFS réclame la vérité

11 avril 2021 à 10 h 32 min

Émouvant était l’hommage rendu hier, par le Front des forces socialistes (FFS) à Ali André Mecili, avocat et militant, assassiné le 7 avril 1987 à l’entrée de son immeuble à Paris. Ali Mecili était un combattant infatigable au service de la liberté et un rassembleur hors pair.

Pour perpétuer sa mémoire, le parti de feu Hocine Aït Ahmed, dont il a été le compagnon, a érigé un buste à son effigie dans l’enceinte du siège national du FFS situé au boulevard Souidani Boudjemaa, à El Mouradia. Ce buste réalisé par la section du FFS de la commune d’Aït Rzine de Béjaïa, a été inauguré hier, à l’occasion de la Journée nationale du militant, par la direction du parti en présence d’une foule nombreuse composée de cadres, militants et sympathisants.

Cette journée commémorative était une occasion de rappeler d’abord le rôle du parti qui a su, se réjouit son premier secrétaire, Youcef Aouchicje, «surmonter» les crises qui l’ont secoué en s’inspirant du «combat démocratique» de feu Ali Mecili. Tour à tour, les membres de l’instance présidentielle (IP) ont pris la parole pour évoquer le combat de Mecili assassiné sur ordre d’Alger, avec la collusion de Paris, selon les accusations qui cite le nom de l’assassin présumé, Abdelmalek Amellou.

Né en 1940 à Koléa, de parents kabyles de la région de Djemaâ n’Saharidj (Tizi Ouzou), Ali Mecili était l’un des responsables des services de renseignement de l’ALN et membre fondateur du FFS à l’indépendance. Le Dr Hakim Belahcel, membre de l’IP, a évoqué le projet du défunt pour une Algérie libre et démocratique. «Aujourd’hui, 34 ans années nous séparent d’un crime ignoble qui nous a ravi un combattant infatigable. Suite à cette tragique disparition, le FFS a perdu le fidèle compagnon de notre président feu Hocine Aït Ahmed et un repère politique et pédagogique irremplaçable», regrette-t-il.

Quant à l’Algérie, poursuit-il, elle est orpheline d’un «monument humain capable de faire adhérer le peuple algérien à un combat pacifique pour imposer un changement radical du système». «Trente-quatre longues années n’ont pas réussi à enterrer un crime crapuleux et hélas toujours impuni qui porte la signature maculé de sang d’une raison d’Etat entre Alger et Paris. Aujourd’hui au bout de ces années, le FFS a décidé comme un seul homme de ressusciter les valeurs et les revendications de cet homme. Mecili, Ait Ahmed et d’autres combattants ont lutté pour atteindre un objectif : celui de l’avènement d’une IIe République», lance Belahcel. Pour sa part, le Pr Soufiane Chioukh, également membre de l’instance, s’est attardé sur le parcours de celui qui fut au début des années 1970 le coordinateur des activités du parti dans l’émigration.

Se sachant menacé, Mecili, qui a œuvré pour rapprocher les différents courants de l’opposition, a écrit une lettre «prémonitoire» retrouvée après sa mort. Chioukh en a lu un extrait : «Je meurs sous des balles algériennes pour avoir aimé l’Algérie. Je meurs seul dans un pays d’indifférence et de racisme. Je meurs pour avoir vu mourir l’Algérie au lendemain même de sa naissance et pour avoir vu bâillonner l’un des peuples de la Terre qui a payé le plus lourd tribut pour affirmer son droit à l’existence.» Le FFS, selon son premier secrétaire, Youcef Aouchiche, se joint au combat de la famille pour réclamer que toute la lumière soit faite sur ce crime «innommable».

Dans ce sillage, le dirigeant a lu la lettre adressée par la veuve Mecili à l’occasion de cette journée commémorative, où elle évoque le combat de Ali Mecili et de Hocine Aït Ahmed, «deux hommes qui ont œuvré pour construire un Etat fort et souverain».


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