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Affaire de l’assassinat de l’ex-DGSN, Ali Tounsi : Le procès renvoyé au 4 mars prochain

24 février 2021 à 10 h 30 min

Programmé à deux jours du 11e anniversaire de l’assassinat de l’ex-patron de la police Ali Tounsi, le procès en appel de Chouaïb Oultache, l’auteur présumé de ce crime, a été renvoyé hier au 4 mars prochain.

La cour d’appel devant laquelle l’accusé devait comparaître a pris cette décision, en raison, affirme le président, de «l’absence des avocats» mais aussi pour extraire de la prison de Koléa le témoin, Anis Rahmani, de son vrai nom Mohamed Mokadem, alors journaliste au quotidien Ennahar, et la convocation de nombreux autres, parmi les policiers, qui étaient absents à l’audience.

Poursuivi pour «homicide volontaire avec préméditation», «tentative d’assassinat» et «détention illégale d’armes à feu de 4e catégorie», Chouaïb Oultache, officier de l’Anp à la retraite, chef de l’unité aérienne de la police et homme de confiance du défunt Ali Tounsi, avait été jugé par le tribunal criminel près la cour d’Alger, qui l’a reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés et condamné, le 27 février 2017, à la peine capitale. S’étant pourvu devant la Cour suprême, son affaire est revenue après cassation du verdict et son renvoi pour un autre procès devant la même juridiction autrement composée.

Âgé de 75 ans, cet ancien pilote de chasse des forces aériennes, auquel Ali Tounsi avait confié, en 1999, la direction de la toute nouvelle unité aérienne de police, et nommé, quelques années après, à la tête de la commission technique chargée de l’évaluation des besoins de la police en équipements modernes, dans le cadre de la modernisation, était très proche de son patron, avec lequel il avait des relations qui dépassaient le cadre professionnel.

En début de 2010, un rapport sur des faits présumés de corruption dans le service d’Oultache est déposé sur le bureau du DGSN, et une partie du contenu se retrouve sur la place médiatique, le jour même, le jeudi 25 février 2010, où devait se tenir une réunion entre Tounsi et les cadres de la police. Armé, Oultache demande à voir son patron avant le début de cette réunion.

Une fois dans le bureau, la discussion tourne à la dispute, puis au crime. Dehors, personne n’entend les coups de feu, jusqu’à ce que Chouaïb Oultache, après avoir demandé à trois cadres de le suivre, à la demande du chef, se rendent compte de ce qui s’est passé. L’un d’eux alerte les gardes, mais Oultache s’est enfermé dans le bureau après les tirs de ses collègues. Sa neutralisation n’a pu avoir lieu qu’après un long moment, à la suite de l’arrivée des éléments des unités spéciales.

L’assassinat de l’ex-patron de la police fait le tour du monde. Le procès de 2017 s’est achevé en laissant d’importantes zones d’ombre sur les circonstances de ce crime suscitées par les avocats de l’auteur présumé, qui avaient recouru à la stratégie du doute. Peut-on espérer que ce procès en appel puisse apporter des réponses aux nombreuses questions qui entourent ce dossier ô combien intriguant.


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