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Affaire Cocaïne : 12 responsables des services de l’urbanisme et du foncier inculpés

26 juin 2018 à 11 h 42 min

 

Nouveau rebondissement dans l’affaire des 701 kg de cocaïne. Les chefs des services de l’urbanisme de Kouba, Aïn Benian, Draria, Chéraga et Hydra, les conservateurs du foncier de Hussein Dey et de Bouzaréah, deux contrôleurs de la conservation foncière de Hussein Dey, un fonctionnaire de la conservation foncière de Bouzaréah, ainsi qu’un architecte de la direction de l’urbanisme d’Alger ont été déférés hier devant le pôle pénal d’Alger.

Un dispositif impressionnant de gendarmes était visible hier matin aux alentours du tribunal Abane Ramdane, à Alger, où 12 cadres de l’administration foncière et urbanistique, parmi lesquels deux femmes, ont été déférés devant le juge de la 9e chambre du pôle pénal spécialisé, dans le cadre de l’affaire de Kamel Chikhi, propriétaire de la viande dans laquelle étaient dissimulés les 701 kg de cocaïne importée du Brésil.

Il s’agit des chefs des services de l’urbanisme de Kouba, Aïn Benian, Draria, Chéraga et Hydra, des conservateurs du foncier de Hussein Dey et de Bouzaréah, de deux contrôleurs de la conservation foncière de Hussein Dey, d’un fonctionnaire de la conservation foncière de Bouzaréah, ainsi que d’un architecte de la direction de l’urbanisme d’Alger.

Ces derniers auraient été identifiés sur les enregistrements vidéo effectués par les caméras de surveillance installées dans les bureaux de Kamel Chikhi. Après une enquête menée par les gendarmes, les mis en cause ont tous été convoqués à la brigade de recherche de Bab J’did, où ils ont été confrontés aux images mais aussi aux communications téléphoniques avec le principal prévenu dans l’affaire de cocaïne, avant d’être déférés devant le procureur, puis juge de la 9e chambre du pôle pénal spécialisé d’Alger. Les investigations concernent une vingtaine de chantiers immobiliers à Alger, dont les travaux sont achevés ou en cours de réalisation.

Selon nos sources, les mis en cause auraient aidé Kamel Chikhi dans l’obtention de certains documents fonciers et urbanistiques, pour lui permettre d’acquérir des assiettes foncières, de faire des extensions et d’ériger des tours de plusieurs étages, en contournant la loi. Il faut dire que jusqu’à maintenant, le gros dossier de la cocaïne n’est toujours pas ouvert.

Le juge d’instruction a préféré axer ses investigations sur le volet blanchiment d’argent, en s’intéressant de près à l’empire immobilier du principal prévenu et les complicités dont il a bénéficiées auprès de responsables. Jeudi dernier, le juge a procédé à une confrontation entre Kamel Chikhi et les six prévenus, ayant été placés sous mandat de dépôt la semaine écoulée, à savoir le fils de l’ex-Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, le fils d’un ancien wali de Relizane, le chauffeur personnel du patron de la police, le procureur de Boudouaou ainsi que son adjoint, et l’ancien maire de Ben Aknoun, mais aussi deux autres magistrats qui ont été placés sous contrôle judiciaire.

Les faits reprochés aux uns et aux autres semblent se consolider avec de nouvelles révélations qui risquent d’impliquer d’autres personnalités jusque-là épargnées.

Hier, le juge a passé toute la journée à entendre les responsables de l’administration locale et, en début de soirée, il n’avait pas encore rendu ses décisions. Nos interlocuteurs s’attendent à des mesures très lourdes en raison des faits reprochés aux mis en cause.

Visiblement, l’affaire de Kamel le «boucher» risque d’être le feuilleton de l’été avec des épisodes qui retiendront l’attention de l’opinion publique, qui attend avec impatience de comprendre les circonstances de l’importation de 701 kg de cocaïne, qui à ce jour restent une énigme.

A l’exception de Chikhi, de son frère, de son associé, de son directeur commercial et d’un de ses employés, qui sont poursuivis pour l’affaire de drogue, l’ensemble des autres prévenus, ont été déférés devant la justice pour «abus de fonction» et pour «avoir bénéficié d’indus avantages» auprès de Kamel Chikhi.

Le juge devra attendre le retour des commissions rogatoires qu’il devra délivrer au Brésil et à l’Espagne — ce qui prendra des mois — avant de pouvoir entamer l’enquête sur la cocaïne. En attendant, il s’atèle à identifier toutes les connexions qui ont permis au principal prévenu d’ériger un empire financier et vérifier s’il y a traçabilité de cette fortune.

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