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AEP à Boumerdès : Des protestations au quotidien

14 août 2019 à 10 h 00 min

L’eau potable se fait rare dans de nombreuses localités de la wilaya de Boumerdès. Malgré les sommes colossales mobilisées par l’Etat, la distribution de ce précieux liquide demeure problématique dans la région, dont une grande partie est pourtant raccordée au barrage de Taksebt ou à la station de dessalement de Cap Djinet.

Les unités de l’ADE sont prises d’assaut à longueur de semaine par les populations touchées par la pénurie. Hier, des dizaines d’habitants de Chouarbia, à Khemis El Khechna, sont montés au créneau, soulignant que leurs robinets sont à sec depuis plus d’une semaine. Quelques jours auparavant, des actions similaires avaient été enregistrées à Naciria, Issers et Bordj Menaïel où plusieurs villages subissent le stress hydrique depuis des lustres. Même certains quartiers du chef-lieu de wilaya, à l’instar de Figuier, Boukerroucha et de Rocher noir, subissent les affres de la pénurie. En 2018, la direction de l’hydraulique a bénéficié de 90 milliards de centimes pour alléger les souffrances des citoyens, mais la quasi-totalité des projets inscrits n’ont pas vu le jour.

Outre la baisse de la ressource hydrique et la réduction du débit de certains forages, le gaspillage dû à la multiplication des fuites et des piquages illicites auront fortement aggravé le problème. La wilaya compte plus 150 forages, dont 70 sont en exploitation, une station de dessalement à Cap Djinet d’une capacité de 100 000 m3/j, deux barrages d’eau (Beni Amrane et Keddara) dont la capacité d’emmagasinage (154 hm3) se réduit d’année en année en raison du phénomène de l’envasement. Ajoutés à cela les coupures d’énergie et la vétusté des équipements, notamment les stations de pompage qui tombent souvent en panne.

Des problèmes qui augmentent le taux de déperdition, estimé par les responsables de l’ADE à 40% de la ressource mobilisée. Ce phénomène s’explique en partie par la détérioration des canalisations et le manque de moyens dont dispose l’ADE pour réparer les fuites à temps. Cette dernière possède huit centres à travers la wilaya qui, elle, compte 32 communes, dont la plupart sont situées en zones rurales, d’où les difficultés pour les alimenter régulièrement en eau en raison de l’éparpillement des habitations et de la nature accidentée du relief. La plupart des centres de l’ADE sont dotés de deux engins de travaux publics et de trois techniciens, ce qui est largement insuffisant, eu égard au nombre important des fuites signalées sur les réseaux. 


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