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Adoption d’un plan d’action lors d’une réunion du Conseil des ministres : Le gouvernement promet de respecter les libertés

08 février 2020 à 10 h 02 min

Le gouvernement Djerad s’est engagé, avant-hier, à consolider l’Etat de droit à travers le respect des libertés de réunion et de manifestations pacifiques, alors que celles-ci sont constamment bafouées depuis plusieurs mois, de l’avis des partisans du hirak et de l’opposition.

«Dans le cadre de la consolidation de l’Etat de droit et de la promotion de la pratique de la démocratie réelle, le gouvernement œuvrera à garantir les libertés de réunions et de manifestations pacifiques (…)», a souligné un communiqué de la Présidence, publié à l’issue de l’adoption du plan d’action du gouvernement, lors d’une réunion extraordinaire du Conseil des ministres présidée par le président Tebboune.

L’adoption dudit plan intervenait à la veille du 51e vendredi consécutif de mobilisation anti-régime, et à l’approche du premier anniversaire du mouvement populaire. Le plan, inspiré des engagements du chef de l’Etat, devrait être présenté prochainement devant les deux Chambres du Parlement, conformément à la Constitution.

Outre la «régulation» de la presse électronique et de la publicité, le plan en question prévoit de soutenir «la presse et les médias dans l’exercice de leur activité dans le cadre de la liberté, du professionnalisme et du sens de responsabilité et de l’éthique». Le gouvernement de Abdelaziz Djerad devra s’atteler, en vertu du plan adopté, à réformer le système électoral. Depuis son élection, le président Tebboune prône le dialogue en vue d’un «changement radical du mode de gouvernance» du pays.

Il a entamé des consultations avec des personnalités politiques en vue d’amender la Constitution, dont le texte sera soumis à référendum. Un comité d’experts, présidé par un membre de la Commission du droit international de l’ONU, Ahmed Laraba, aura trois mois pour soumettre des propositions pour une révision constitutionnelle «profonde».

Le comité doit se pencher sur 7 axes, dont le «renforcement des droits et libertés des citoyens», «la moralisation de la vie publique et la lutte contre la corruption», ainsi que «la consolidation de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs». Malgré cette apparente ouverture, la répression du hirak, qui réclame une transition démocratique, se poursuit toujours. Plusieurs ONG s’inquiètent d’une situation toujours préoccupante des droits de l’homme dans le pays.

C’est le cas de Human Rights Watch (HRW) qui s’est inquiété récemment de la poursuite de la répression du hirak depuis la présidentielle, un scrutin marqué par une abstention record et vigoureusement rejeté par le hirak. «Les offres de dialogue perdent de leur crédibilité quand vous enfermez des gens simplement descendus dans la rue pour exprimer leur désaccord avec vous», avait souligné Eric Goldstein, directeur exécutif Moyen-Orient et Afrique du Nord par intérim de l’ONG. «Depuis l’élection présidentielle du 12 décembre, les autorités algériennes ont détenu des dizaines d’activistes ayant participé aux manifestations pacifiques, y compris le 17 janvier.

Nombre d’entre eux demeurent en détention, risquant des poursuites basées sur leur participation aux manifestations pacifiques ou leur critique des autorités après que les autorités aient libéré provisoirement plus de 70 activistes en janvier», a rappelé l’organisation. Plus de 120 personnes sont toujours détenues – en attente de procès ou condamnées – pour avoir pris part au mouvement de contestation, selon le Comité national de libération des détenus.


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