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Alors que la gendarmerie nationale s’est refusée à tout commentaire

Adlène Mellah : «Un colonel m’a maltraité»

25 novembre 2018 à 11 h 22 min

Le journaliste et directeur du journal électronique Alger-Direct, Adlène Mellah, dénonce «la torture» qu’il a subie dans les locaux de la gendarmerie à Bab J’did à Alger.

Libéré, jeudi dernier, après avoir passé près d’un mois en détention provisoire à la prison d’El Harrach, il décrit le «traitement inhumain» dont il a été victime lors de sa garde à vue.

«J’ai subi des coups et un harcèlement moral inhumain. J’ai eu peur pour mon intégrité physique. Je n’ai jamais pensé que ce genre de traitement existait en Algérie», nous a déclaré Adlène Mellah, toujours sous le choc.

Selon lui, un gradé de la gendarmerie et deux de ses collaborateurs l’ont soumis, pendant 75 heures, à «un interrogatoire musclé».

«Ce ne sont pas tous les gendarmes qui sont responsables de ce traitement. Il y en a qui se sont bien comportés avec moi. Il y en a seulement un, qui s’est présenté comme colonel, qui s’est acharné sur moi», déclare-t-il.

Selon lui, en plus de l’agression physique, «ce colonel a même proféré des insanités contre ma femme qui était en Turquie au moment de mon arrestation». «J’ai demandé à utiliser mon droit de passer un coup de téléphone pour contacter ma femme.

Ce gendarme l’a traitée de prostituée, avant d’exercer un chantage sur moi pour dénoncer des gens en contrepartie d’un coup de téléphone», condamne-t-il.

Lors de son interrogatoire, ajoute le journaliste, «les gendarmes voulaient m’entraîner dans un conflit politique». «Un conflit avec qui je n’ai aucun lien. Ensuite, ils me posaient des questions sur des hommes d’affaires et sur mes relations avec d’autres services de sécurité.

Ils m’ont même dit que c’est Rebrab qui me finançait», raconte-t-il. Et d’ajouter : «Ils ont aussi exigé de révéler mes sources d’information. J’ai refusé en affirmant que la loi et la Constitution me protègent.

N’ayant pas supporté ma réponse, le même colonel a proféré des mots vulgaires.» Poursuivant son récit, Adlène Mellah affirme que les gendarmes lui ont demandé pourquoi il a parlé «de la chaîne TV de l’Etat, à savoir Ennahar TV, et du président de la République».

Selon lui, lorsqu’il a été transféré à l’hôpital d’El Kettar, le médecin a refusé de lui établir un certificat attestant de sa torture. Contacté, le chargé de communication de la Gendarmerie nationale, le colonel Abdelkamal, a refusé de faire des commentaires.

«L’affaire est entre les mains de la justice, nous n’avons aucun commentaire à faire», nous a-t-il déclaré.


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