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Acte 17 : pensées pour les victimes de la répression sanglante du 14 juin 2001

14 juin 2019 à 10 h 20 min

La marche d’aujourd’hui, à Alger, dans le sillage des actions hebdomadaires enclenchées depuis le 22 février dernier pour exiger le départ du système, rappelle incontestablement un événement ancré dans l’histoire et qui s’est déroulé dans la capitale.

Qui ne se souvient pas du 14 juin 2001, lors que la marche historique qui avait fait déplacer, à Alger, des millions de citoyens venus des contrées lointaines de Kabylie pour crier leur ras-le-bol et dénoncer la répression sanglante du pouvoir qui s’est abattue sur la région après les manifestations de rue organisées par la population suite à la mort de Guermah Massinissa, dit Moumouh, à l’intérieur de la brigade de la gendarmerie de Beni Douala ?

Ce fut ainsi l’étincelle d’une tragédie qui a coûté la vie à plus de 126 autres personnes. Spontanément, la région sombrera dans un embrasement qui s’est propagé d’un seul coup.

La marche de 14 juin se voulait, en somme, une manifestation pour interpeller les décideurs à répondre aux revendications citoyennes contenues dans la plate forme d’El Kseur et issues des premiers conclaves de la coordination des Aarchs.

D’ailleurs, pour rappel, quelques semaines après le soulèvement populaire en Kabylie et la répression qui s’en est suivie, des citoyens se sont concertés pour maintenir la révolte sous forme de contestation pacifique afin arrêter l’effusion de sang.

Marche sur Alger

Ainsi, moins de deux mois après la mort de Guermah Massinissa et d’autres jeunes tombés lors des émeutes qu’a connues la région, les délégués des Aarchs, issus des villages et quartiers de la Kabylie, ont décidé de marcher à Alger pour se faire entendre et mettre la pression sur les décideurs afin de satisfaire la plateforme d’El Kseur. Malheureusement, cette grande démonstration a été réprimée dans le sang. «Il y avait plus de quatre millions de personnes descendues à Alger pour réclamer une nouvelle ère pour l’Algérie.

C’était un raz-de-marée humain qui a été accueilli pas des bombes lacrymogènes, des balles et des armes blanches. Le pouvoir est arrivé jusqu’à monter les habitants d’Alger contre les manifestants. Il a joué la carte de la division pour continuer son règne. Mais, aujourd’hui, les mêmes personnes manipulées contre les marcheurs de 2001 ont compris, mais avec, malheureusement, 18 ans de retard, qu’il s’agissait d’un complot fomenté par le régime pour étouffer la contestation citoyenne», nous dira un ancien délégué du mouvement citoyen.

Le même combat

Notre interlocuteur estime que ce qui est réclamé aujourd’hui concorde parfaitement avec ce qui était demandé lors des événements de Kabylie. Abdelghani, frère du jeune qui a écrit «Liberté» avec son sang sur un mur à Azazga, quelques minutes avant de rendre son dernier soupir, quand il a été tué par des gendarmes en 2001, voit aussi que c’est le même combat qui se poursuit en 2019 car, nous a-t-il confié, le peuple exige le départ de ceux qui sont responsables de la tragédie qui a endeuillé toute une région. «Le 22 février est la suite logique de 2001. Seulement, cette année, le coup de force populaire a réussi à libérer Alger qui était interdite aux marches.

Aujourd’hui, à l’occasion du 18e anniversaire de la marche noire de 2001, nous marcherons à Alger en guise d’hommage à tous les martyrs et blessés du Printemps noir», ajoute-t-il tout en se rappelant de ce jeudi fatidique du 14 juin 2001 quand il avait pris part à cette manifestation historique.

Plusieurs autres citoyens interrogés nous ont précisé que le soulèvement enclenché à travers tout le territoire national depuis le 22 février dernier «aurait pu se produire il y a plusieurs années avant s’il n’y a pas eu ce coup de force du régime qui s’est maintenu grâce à l’argent du pétrole utilisé dans la corruption à grande échelle».

Enfin, 18 ans après la répression sanglante de la marche des Aarchs de Kabylie à Alger, le peuple reprend le droit de manifester dans la capitale, où chaque vendredi des millions de personnes issues de toutes les wilayas du pays manifestent dans le calme pour le départ d’un système qui a réprimé, en 2001, des jeunes. Ces derniers réclamaient, haut et fort, une Algérie meilleure. Ce slogan fait, d’ailleurs, partie des principaux mots d’ordre du mouvement populaire de 2019.

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