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A-t-on caché la vérité à la population ?

25 août 2018 à 1 h 29 min

«Non, mon père est mort de choléra et non pas d’une crise cardiaque. Pourquoi on veut cacher la cause de sa mort ?» insiste, en sanglots, la fille de Dahmani Athmane, ancien boxeur décédé mercredi (2e jour de l’Aïd).

En effet, la victime, 46 ans, a été le garde malade de son ami à l’hôpital de Boufarik pendant trois jours. Il a contracté le choléra à l’intérieur de cet hôpital.

Mercredi, soit le jour de son décès, les autorités sanitaires ont annoncé que la victime est décédée des suites d’une complication cardiaque, ce qui mettra à nu, par la suite, la volonté des autorités en question d’éviter de parler de cas de choléra jusqu’à ce jeudi suite à la pression médiatique et celle des familles de victimes.

«Le comble est que mon frère a été déclaré mort d’une crise cardiaque à la maison alors qu’il a rendu l’âme à l’intérieur de l’hôpital. Pourquoi ce mensonge et à quelle fin ?» témoigne, les yeux en larmes, le frère de la victime. Mais la question qui se pose est la suivante : comment la victime a-t-elle pu se retrouver garde malade dans un service d’infectieux, où le risque de contagion est très élevé ?

Pour rappel, il y a plus d’une semaine, des médecins ont confirmé, sur les réseaux sociaux, l’existence de cas de choléra à l’hôpital de Boufarik. Lundi dernier, l’Institut Pasteur a rassuré la population de l’inexistence de cas de choléra. Trois jours après, on confirme l’existence de l’épidémie…

92 personnes de différents âges, dont 18 de Tipasa et 5 d’Alger et d’autres régions, ont été admises en urgence, depuis plus d’une quinzaine de jours, au service infection de l’hôpital de Boufarik (Blida), seul service infectieux de la région du centre du pays après celui de l’hôpital d’El Kettar. Sur les 36 cas de choléra confirmés (jeudi dernier à 17h), on déplore un décès.

Selon des sources locales, toutes les dispositions ont été prises au niveau du service où le personnel médical, qui était en congé, a été rappelé pour renforcer l’équipe déjà sur place.

«Il y a déjà 16 malades qui viennent de rentrer chez eux après un bref séjour», signale Mohamed Djemai, directeur de la santé de la wilaya de Blida. Et de poursuivre : «Les autres malades rejoindront leurs domiciles dans les jours qui viennent. En effet, ces cas de choléra sont isolés et se limitent à quelques familles.»



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