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mercredi, 20 janvier, 2021
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Procès de 31 Ahmadis à Tizi Ouzou : 3 ans de prison ferme requis

16 décembre 2020 à 10 h 48 min

Trois ans de prison ferme pour trois accusés et 18 mois pour les 28 autres. Tel est le réquisitoire du procureur lors du procès des 31 citoyens appartenant à un courant religieux, dit les ahmadis, qui s’est tenu, hier, au tribunal de Tizi Ouzou.

Le verdict de cette affaire est mis en délibéré pour le 22 décembre. Le représentant du ministère public a déclaré que les mis en cause ont exercé dans le cadre d’une association caritative des activités qui ne sont pas autorisées par la réglementation en vigueur.

«Toute activité qui ne cadre pas avec les statuts de l’association doit être soumise à une autorisation des autorités compétentes», a-t-il souligné, tout en précisant que, pour ce qui est de la foi, la Constitution garantit les libertés individuelles.

Notons que les accusés sont poursuivis pour des chefs d’inculpation liés à «la diffusion de tracts dans le but de porter atteinte à l’intérêt national», «occupation d’une bâtisse pour l’exercice d’un culte d’une manière secrète sans autorisation», «collecte de fonds et de dons sans autorisation» et «prêche à l’intérieur d’une bâtisse sans autorisation et sans agrément».

Les mis en cause étaient présents à l’audience, à l’exception de six personnes qui sont actuellement à l’étranger. Ils ont assumé, tous, leur appartenance au courant religieux les ahmadis.

Par contre, ils ont nié avoir organisé des prêches à l’intérieur des locaux de l’association caritative El Amane. «Nous n’avons jamais réservé le siège de notre association à des prêches religieux, même si parfois nous organisions à l’intérieur des locaux des débats dont le thème central est en relation avec le courant religieux les ahmadis», ont-ils répondu au juge qui les a interrogés sur leurs activités au sein de l’association en question.

«Notre objectif, à travers l’association, est d’aider et faire du bien», a déclaré un accusé. «On se rencontrait autour du rituel ahmadi. La bienfaisance est parmi les activités de notre association.

Pour moi, il n’y a pas de différence entre l’ahmadi et l’islam», ajoute un autre. «La foi est une chose personnelle. L’Algérie est un pays multiculturel. Il faut un débat national sur l’affaire des libertés individuelles», a martelé Me Dekkal qui a demandé, tout comme les deux autres avocats de la défense, la relaxe de tous les mis en cause.


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