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Le chef de la diplomatie française au sujet du référendum sur la Constitution : «L’Algérie est à la veille d’une étape importante»

17 octobre 2020 à 10 h 50 min

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la République française, Jean-Yves Le Drian, a effectué, jeudi et vendredi, une visite de travail, sur invitation de son homologue, Sabri Boukadoum. C’est sa troisième visite depuis le début de l’année. A sa sortie du bureau du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le diplomate français a évoqué le référendum sur la Constitution.

De prime abord, il était question d’aborder les relations bilatérales entre les deux pays. Le déplacement du chef de la diplomatie française, qui s’inscrit «dans le cadre des consultations régulières inscrites à l’agenda politique et économique convenu entre l’Algérie et la France pour l’année 2020, permettra de faire le point sur les avancées enregistrées, de part et d’autre, dans la coopération bilatérale marquée ces derniers mois par la concrétisation d’échéances importantes, telles que la 6e session du Comité mixte économique algéro-français, tenue à Alger le 12 mars 2020», avait indiqué un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

La visite a donné également lieu à «un échange de vues sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun, notamment la situation au Sahara occidental, le dossier malien et la situation dans la région du Sahel ainsi que la crise en Libye dont le règlement sera au centre des discussions entre les deux parties».

Bien évidemment, les entretiens ont certainement débordés de ce canevas, puisque à sa sortie du bureau du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, M. Le Drian a évoqué le référendum sur la Constitution prévu le 1er novembre prochain, comme rapporté par l’agence officielle.

A ce sujet, celui-ci a indiqué que «la France souhaite succès et prospérité à ce pays ami dans le plein respect de sa souveraineté», avant d’ajouter que «l’Algérie est à la veille d’une étape importante qui va amener le peuple algérien à se prononcer le 1er novembre sur le projet de révision de la Constitution», relevant que «le président Tebboune a affiché ses intentions de réformes des institutions pour renforcer la gouvernance, l’équilibre des pouvoirs et les libertés».

«Il appartient aux Algériens et à eux seuls de traduire les aspirations qui se sont exprimées avec civisme et dignité en une vision politique avec des institutions aptes à la concrétiser», a encore ajouté le diplomate français. Pour le reste, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la République française s’est dit «heureux de constater que la relation bilatérale connaît un nouvel élan».

A cet effet, il a salué «les réformes initiées par le président Tebboune afin de diversifier l’économie algérienne, d’assouplir les procédures et d’accompagner les entreprises innovantes». «Nous saluons cette volonté et notre dialogue reste important afin que les entreprises françaises trouvent toute leur place dans le cadre de ces réformes et continuent de contribuer à la prospérité de l’Algérie», a-t-il ajouté.

Bien évidemment, celui-ci a évoqué également, lors de son entretien avec M. Tebboune, les crises régionales. Estimant que l’Algérie est une «puissance d’équilibre qui privilégie le règlement politique des conflits dans un cadre multilatéral», M. Le Drian a indiqué, au sujet du conflit libyen, que «la France considère, comme l’Algérie, qu’il n’y a pas de solution militaire et soutient le dialogue politique entre toutes les parties libyennes sous l’égide des Nations unies».

«Le rôle des pays voisins, en particulier l’Algérie, est essentiel, car ils sont les premiers concernés par les risques que fait poser cette crise et peuvent jouer un rôle stabilisateur auprès des acteurs libyens, à l’inverse des ingérences des puissances extérieures», a-t-il encore ajouté.

Pour ce qui est du Mali, celui-ci a indiqué que «la France a salué, comme l’Algérie, la mise en place d’une transition, laquelle doit conduire vers des élections ouvertes, libres et transparentes et au rétablissement de l’ordre constitutionnel». «Nous appelons, comme l’Algérie, à l’application de l’Accord de paix d’Alger», a-t-il enchaîné.

Il faut dire, en dernier lieu, que même s’il n’y a pas eu, jusque-là de visites d’Etat, la crise sanitaire n’aidant pas, les deux chefs de l’Etat, algérien et français, ont eu plusieurs appels téléphoniques.

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