35e mardi : Grande marche à Alger | El Watan
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lundi, 11 novembre, 2019
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35e mardi : Grande marche à Alger

22 octobre 2019 à 12 h 25 min

Les étudiants d’Alger, soutenus par de nombreux manifestants, ont marché en force, aujourd’hui, 35e mardi de la révolution pacifique pour le changement du système politique.

La marche s’est ébranlée vers 10h30 depuis la Place des martyrs, lieu habituel du départ, pour atteindre le centre-ville, après avoir traversé Bab Azzoun et la rue Ben Mehidi. Des milliers de manifestants ont d’emblée scandé des slogans hostiles au pouvoir en place qui s’échine à imposer par la force sa feuille de route. Les manifestants ont crié, à qui veut entendre  : « Pouvoir assassin », »makache le vote! », « makache intikhabate m3a el 3issabate ( pas d’élection avec les gangs)» ou encore « walah mana habssine », « système dégage », « rana samidine » (Nous sommes inébranlables) ».

Vers les coups de 11h30, une foule immense a investi la place de l’émir Abdelkader. Le lieu, devenu le point de ralliement des manifestants, vibrait sous les chants de « Libérez l’Algérie !».

En signe de solidarité avec leurs compatriotes détenus d’opinion et dans un contournement inhabituel, un groupe de protestataires, excédés par l’arbitraire, a tenté d’aller devant le tribunal de Sidi M’hamed où se déroule aujourd’hui le procès de six détenus d’opinion. Le dispositif de sécurité a diligemment empêché cette initiative.

Reprenant leur parcours habituel, l’infatigable communauté estudiantine a scandé tout le long de la rue Benhidi  « La Tebboune la Benflis, chaâb houa raïs  (Peuple président) »

A la rue Pasteur, le projet de loi sur les hydrocarbures a été fortement décrié. Le mouvement des étudiants et des universitaires, rallié par des citoyens ont dénoncé une fois de plus la « dérive » politique que le pouvoir tente de mettre en exécution à travers la loi de finances 2020, qualifié de « projet de la bande et un danger périlleux pour le pays ». A ce titre, ils ont clamé en chœur «ba3ouha lkhawana!» (Les traîtres ont vendu le pays).

« Nous dénonçons avec la plus grande vigueur ce projet de loi qui ouvre la porte grande aux compagnies étrangères pour piller les richesses du pays, car il s’agit de notre avenir et celui des générations futures. Nous sommes déterminés à faire barrage à ce projet de loi. Advienne que pourra !», a dénoncé résolument au coin d’une rue devenu un lieu de débat, Amine, un jeune étudiant en troisième année à l’université Benyoucef  Benkhedda.

L’émotion a été palpable au boulevard Amirouche où les dizaines de milliers de manifestants ont réitéré leur détermination à boycotter les élections du 12 décembre prochain.

«makache el vote, Echaâb marahouch habess, eddouna kamel lelhabs !» (Pas de vote et rien ne nous arrêtera, même si vous allez nous mettre tous en prison), scandent les manifestants à proximité du siège de la sûreté de la wilaya. En somme, cette 35e  marche pacifique des étudiants n’a pas dérogé à sa règle fondamentale, le pacifisme. La marche s’est déroulé dans le calme marqué par une grande  détermination. Les étudiants  semblent décidés à entretenir la flamme jusqu’au bout.


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