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Jijel , Sidi Bel Abbès , et Bordj Bou Arréridj …

17 février 2019 à 11 h 10 min

Une marche à la sortie d’un match à Jijel 

Le coup de sifflet final du match ayant opposé, vendredi après-midi, la JSD à l’équipe du HB Chelghoum Laïd, au stade Hocine Rouibah de Jijel, a été le point de départ d’une marche à travers certaines artères de la ville pour rejeter l’option d’un 5e mandat pour Abdelaziz Bouteflika. Cette marche avait été précédée, faut-il le rappeler, par une rumeur persistante l’annonçant dans la ville plusieurs jours avant ce match.

Ils étaient des centaines, voire des milliers de supporters qui ont troqué les slogans des arènes footballistiques pour d’autres politiques dans lesquels ils dénoncent le régime et la candidature de Bouteflika. Ainsi, depuis la sortie du stade à Bourmel (ouest de la ville), la masse de jeunes s’est engagée, sur la route de la Soummam, de prendre l’avenue Abdelhamid Benbadis au centre-ville pour enfin arriver à la rue des frères Bouketta qui longe le siège de la wilaya et qui mène vers Ayouf ,sur les hauteurs de la ville.

Tout le long de ce parcours d’environ 3 km, les marcheurs ont scandé des slogans comme «Echaab yourid iskat ennidham» (Le peuple veut la chute du régime), «Bouteflika Allah irehmou» (Bouteflika que Dieu ait son âme), «Allahou Akbar, Rachid Nekkaz» ou encore «Bouteflika makanch ouhda khamsa» (Bouteflika, il n’y aura pas de 5e mandat). La marche s’est déroulée dans le calme, sauf à la fin, vers Ayouf, où des accrochages avec les éléments de la police antiémeute ont été enregistrés. Là, comme nous l’avons constaté, les vitres d’un abribus ont volé en éclats, alors que la chaussée était tapissée de pierres utilisées lors des échauffourées. La situation s’est calmée peu après 19h et une forte présence policière était encore visible. On mentionnera que le match s’est achevé avec les applaudissements de la galerie pour l’équipe visiteuse qui a réussi à arracher le nul 2 buts à 2.  

 

Le discours de Ghoul chahuté à Sidi Bel Abbès

Le président de Tajamou Amal Djazaïr (TAJ), Amar Ghoul, en meeting hier à Sidi Bel Abbès, a été sèchement interrompu par un jeune, moins d’un quart d’heure après avoir entamé son discours à la salle de cinéma l’Olympia. «Vous appelez les gens à voter pour le Président, mais dites-nous d’abord où il est ?» s’élève une voix au milieu de la salle, suivie d’un long moment de silence. «Vous parlez également des jeunes qui sont tentés par la harga (émigration clandestine). Je fais partie de cette jeunesse et je vous demande en tant que citoyen à ce qu’on nous montre le Président», poursuit-il, assis calmement. Surpris par la réaction de ce jeune, Amar Ghoul reprend son discours en se focalisant sur la nécessité de mobiliser la population pour la «réussite du prochain scrutin».

Dans la salle, des personnes assurant l’organisation, gilets et brassards à l’effigie de TAJ, tentent de dissuader le jeune intervenant à prendre de nouveau la parole avant de l’inviter à quitter la salle, sous les regards des présents. A l’extérieur, celui-ci explique sereinement qu’il est dans son droit de s’exprimer et de demander à voir et entendre le président de la République.

«Je ne suis affilié à aucun parti et je ne soutiens aucun candidat pour la prochaine présidentielle», répétait-il aux accompagnateurs de Amar Ghoul qui lui reprochaient, en quelque sorte, d’avoir gâché le meeting du président de TAJ. Selon plusieurs témoins, des éléments des services de sécurité, en civil, sont intervenus pour l’éloigner de la foule, tout en prenant soin de l’interroger sur son identité et son statut social. Amar Ghoul après avoir longuement parlé de l’importance vitale que revêtent la présidentielle et l’initiative de la conférence nationale, prévue en 2019, a quitté la salle, visiblement contrarié, refusant de faire des déclarations à la presse.

La laddh s’indigne contre l’arrestation d’un jeune à Bordj Bou Arréridj

La Ligue algérienne des droits de l’homme, bureau de Bordj Bou Arréridj, a émis un communiqué suite à l’arrestation du jeune Brahim Laâlami, meneur de la marche vendredi dernier, contre le 5e mandat. L’organisme appelle, lit-on dans le document, les responsables «au respect de leur engagement vis-à-vis de la Constitution et les chartes internationales garantissant le droit de manifester et de s’exprimer librement». La LADDH, aile Zehouane, rappelle le gouvernement à son obligation du respect des libertés publiques et individuelles : de manifestations pacifiques, d’expression et d’opinion toutes garanties par le droit national et le droit international des droits humains qu’il a ratifié. «Nous l’interpellons à l’occasion, pour garantir à tou-te-s les citoyen-ne-s l’expression de leurs opinions et l’exercice de leurs droits; de tous leurs droits.

Dans une conjoncture extrêmement sensible au risque d’exacerber les tensions, la LADDH qui suit la situation avec grande inquiétude, appelle à la libération de l’ensemble des citoyen-ne-s interpellés et à l’abandon de toutes poursuites judiciaires à leur encontre», signale Saïd Salhi, vice-président de la LADDH. L’organisation exhorte les citoyen-ne-s à s’organiser dans le strict cadre pacifique, dans le respect du libre débat et du libre choix de tout un chacun.  

On apprend de source sûre que le manifestant Brahim Laâlam,en garde à vue depuis vendredi,a été libéré hier vers 16h. 

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