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dimanche, 23 février, 2020
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52e vendredi de mobilisation à Constantine : Un jour de fête pour une révolution populaire

15 février 2020 à 10 h 18 min

Depuis 52 semaines, c’est la même détermination qui anime les vendredis du hirak à Constantine. Tous les chemins mènent à la place des Martyrs où les rassemblements commencent en fin de matinée.

Mais hier, le 52e vendredi était bien spécial, puisqu’il survient à une semaine du premier anniversaire du mouvement populaire du 22 Février qui marquera à jamais l’histoire de l’Algérie, et qu’on a déjà commencé à préparer. Une ambiance de fête régnait à la place Colonel Amirouche, point de départ de la marche qui s’est ébranlée dès 14h30.

Des ballons avec mention «Fête de la révolution populaire» ont été accrochés aux bâtons et autres cannes portant les drapeaux, alors que des fumigènes ont été allumés pour la circonstance. Une année déjà et le hirak est toujours là. Un long chemin parcouru, avec ses acquis, ses bouleversements, ses événements et ses espoirs. Il est resté toujours ferme, solide et inébranlable malgré toutes les tentatives pour le dérouter. Sur la rue Abane Ramdane, des cris se sont élevés pour réclamer le départ de la «îssaba» (la bande).

Les animateurs de la marche font tout pour maintenir les rangs serrés. Dans les différents carrés qui défilent, des appels pour la libération des détenus d’opinion ont été portés sur des «affichettes» où l’on pouvait voir des figures devenues emblématiques, telles
Karim Tabbou, Fodil Boumala et Nour El Houda Oggadi. Actualité oblige, ce sont les dernières consultations menées par le président Tebboune en invitant certains chefs de parti au palais d’El Mouradia qui animaient les débats. «Les partis des consultations ne représentent pas le hirak», a écrit un manifestant sur un morceau de carton. Allusion faite aux partis HMS et El Moustakbal de Makri et Belaïd.

La surprise du jour a eu lieu quand la foule est arrivée à la place des Martyrs pour monter vers celle du 1er Novembre où le nom du ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati, a été cité. «Zeghmati lel Harrach djibouh djibouh  (Ramenez Zeghmati à la prison d’El Harrach). Mais c’est surtout le nom de Sid Ahmed Belhadi, procureur adjoint près le tribunal de Sidi M’hamed, qui a été longuement scandé devant le palais de justice de Constantine par la foule qui lui a apporté son soutien après les sanctions prises à son encontre par le ministre de la Justice parce qu’il a plaidé, le 9 février, la relaxe de 16 hirakistes incarcérés lors du 48e vendredi. La marche qui a drainé des milliers de personnes a poursuivi son chemin par des mix de chants et de slogans composant un répertoire qui s’enrichit chaque semaine, revendiquant inlassablement un Etat civil et non militaire, le départ des résidus du système, rejetant le pouvoir de Tebboune et aspirant à un changement radical pour une Algérie libre et démocratique.



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