Ahmed Mokrani. Directeur de l’organisation des marchés et des activités commerciales au ministère du Commerce : «40% des infractions ayant motivé ces fermetures sont liées au non-port du masque» | El Watan
toggle menu
mardi, 04 août, 2020
  • thumbnail of elwatan04082020




Ahmed Mokrani. Directeur de l’organisation des marchés et des activités commerciales au ministère du Commerce : «40% des infractions ayant motivé ces fermetures sont liées au non-port du masque»

30 juillet 2020 à 10 h 02 min

– Quelles sont les principales infractions recensées et motivant la fermeture de magasins et de centres commerciaux ?

Durant cette période de pandémie, les infractions sont beaucoup plus liées au non-respect des mesures de prévention, à savoir le port de la bavette, la distanciation sociale et l’absence de gel hydroalcoolique à la disposition des clients.

Autre infraction que nous avons recensée, est le nombre important de clients dans les magasins. Cela se passe au moment où les textes en vigueur relatifs à la prévention contre la propagation de la Covid-19 préconisent un nombre très restreint de clients dans la boutique, à commencer par deux seulement.

Ce que nous n’avons pas trouvé chez nos commerçants. Ces sorties ont également permis de mettre le doigt sur les autres infractions, telles que les défauts d’affichage des prix, le manque d’hygiène, l’exposition des denrées alimentaires sur le trottoir, le non-respect des températures dans l’entreposage, les défauts de facturation et l’absence ou la non-correspondance du registre du commerce avec l’activité exercée.

– Il y a eu un nombre important de fermetures, sont-elles définitives ?

Pour l’instant, toutes ces fermetures sont d’une durée de 15 jours seulement. Bien sûr, en cas de récidive, la sanction sera bien plus importante et peut arriver jusqu’à la résiliation du registre du commerce. Mais cela est très rare. Cela se passe essentiellement lorsqu’il s’agit de détournement de denrées alimentaires, telles que la poudre de lait dans les laiteries ou du blé et autres céréales pour les minoteries. D’ailleurs, une enquête sur le travail des minoteries est en cours.

Donc, les sanctions graves ne sont applicables que pour les fautes graves ou pour les récidivistes. Toutefois, je tiens à rappeler que les commerçants auraient pu éviter ces sanctions, notamment que les mesures de prévention ne sont pas coûteuses, ni difficiles à appliquer. Il est désolant de constater que 40% des infractions ayant motivé ces fermetures sont liés au non-port de masque.

– Qu’en est-il des marchés de proximité et des centres commerciaux fermés ?

La décision de fermeture de ces marchés est prise par les commissions mixtes installées au niveau de chaque wilaya, englobant plusieurs secteurs et chargées du suivi de la propagation du virus. Les brigades mixtes, dont nos agents de contrôle font partie, proposent la fermeture avec preuve à l’appui. La décision finale revient au wali.

Cela a été le cas pour le marché de proximité de la rue Ferhat Boussaad (ex-Meissonier). Ce qui est sûr, c’est que ces fermetures sont traitées au cas par cas et sont motivées par la gravité des risques sur la santé de nos concitoyens.

– Après la fermeture de ces marchés de proximité, qu’en est-il de l’approvisionnement des populations, notamment en cette période de fêtes ?

Puisque ces décisions de fermeture immédiate sont prises par les walis, il est de leur compétence de mettre en place tous les dispositifs nécessaires pour pallier tout manque dans l’approvisionnement de la population.

Dans des cas aussi exceptionnels que nous vivons, il est toléré que les APC recourent aux marchands ambulants pour remédier à toute rupture d’approvisionnement, si bien sûr ce risque se présente. Généralement, les fermetures ne se font pas d’une manière systématique et sans prendre en considération les aléas d’une pareille décision.

Pour cette période de l’Aïd, nous avons déjà établi le programme. Nos directions de wilaya ont établi les listes des commerçants et des unités de production réquisitionnés. Ils sont déjà disponibles sur le site du ministère du Commerce. Pour info, le nombre des commerçants réquisitionnés a augmenté pour cause de Covid-19.

Ils sont 47 599 commerçants dont 5823 boulangeries, 32 479 activant dans l’alimentation générale et les fruits et légumes et 8829 dans les activités diverses. Quelque 468 unités de production, dont plus de 200 minoteries, sont également concernées par cette permanence de l’Aïd. Près de 2000 agents de contrôle sont également mobilisés pour la veille sur la réussite de cette permanence.



S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!