4 harraga meurent noyés en mer et 9 autres sont portés disparus | El Watan
toggle menu
lundi, 09 décembre, 2019
  • thumbnail of 20191209

  • Massage Tunisie



Suite au renversement de leur embarcation au large de Boumerdès 

4 harraga meurent noyés en mer et 9 autres sont portés disparus

19 septembre 2019 à 9 h 30 min

Encore un drame en haute mer. Quatre harraga ont trouvé la mort suite au naufrage de leur embarcation, dans la nuit de mardi à mercredi, au large de Cap Djinet, à 20 km à l’est de Boumerdès, a-t-on appris de source locale. Au moins 9 autres jeunes sont portés disparus et des recherches sont en cours pour les retrouver, a-t-on ajouté. Les services de la Protection civile et des garde-côtes ont secouru cinq jeunes qui étaient à bord de la même embarcation. Ces derniers ont été transférés hier vers 16h vers l’hôpital de Dellys, indique la même source.

Trois parmi les personnes décédées ont été identifiées. Il s’agit de M. Rahal, S.Daim de la localité d’Ouled Bounoua (Cap Djinet) et de A. Sid Ali, natif de Bordj Menaïel. Malgré la gravité de la situation et l’ampleur de ce drame qui a endeuillé plusieurs familles, aucun responsable ne s’est déplacé à l’hôpital de Dellys ou au port où ont été acheminés les corps des personnes décédées.

Selon des pêcheurs de la région, le naufrage a eu lieu à 15 km des côtes de Cap Djinet. «Les jeunes harraga sont partis mercredi vers 2h à partir d’une plage de Cap Djinet. On dit qu’ils étaient une vingtaine. On ne connaît pas leur nombre exact puisqu’il y a eu deux autres groupes qui ont pris le large presque au même moment à destinantion des côtes ibériques.

C’est un jeune de Cap Djinet qui a donné l’alerte suite au renversement de la barque», relate un habitant de cette ville côtière. Selon lui, ce sont les pêcheurs qui sont partis en premier pour les sauver et ont secouru 5 jeunes. «Les éléments de la Protection civile sont arrivés dans la matinée d’hier, mais il leur a été très difficile de localiser le lieu du chavirage puisque la barque a été déplacée par le courant marin», dit-il.

D’autres habitants de la région parlent d’au moins 150 personnes, dont des mineurs, qui ont fait la traversée ces derniers jours pour rallier l’autre rive de la Méditerranée à la recherche d’une vie meilleure.

Les côtes de Cap Djinet sont considérées comme le lieu de départ idéal pour les candidats à l’immigration. «La semaine passée, une dizaine d’embarcations ont démarré d’ici. Elles sont toutes arrivées à destination. D’autres vagues de harraga ont entamé l’aventure dans la nuit d’avant-hier, mais on n’a aucune nouvelle d’eux», dit un jeune homme, qui se plaint du chômage et de l’absence de perspectives.

«Au début du hirak, on s’était dit que la situation changerait. Finalement, Gaïd Salah est pire que Bouteflika. On vient d’apprendre qu’il a décidé d’interdire les marches du vendredi à Alger. Comment voulez-vous que les jeunes restent ici alors qu’aucun responsable n’est venu présenter ses condoléances aux familles des victimes d’aujourd’hui ? Ce sont eux qui sont la cause de tous ces malheurs», enrage-t-il.

A l’heure où nous rédigeons ces lignes (19h), les recherches pour retrouver les personnes disparues s’intensifient. Le drame de ces harraga nous rappelle celui des 13 jeunes de Raïs Hamidou disparus en haute mer en novembre 2018. Il y a vingt jours, 18 jeunes, partis de Aïn Taya, ont été sauvés d’une mort certaine en Méditerranée par un bateau de la compagnie francaise Corsica Linea.


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!