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dimanche, 05 avril, 2020
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36e marche des étudiants à Constantine : Une journée de mobilisation pour le 1er novembre

30 octobre 2019 à 10 h 16 min

Les marcheurs ont été empêchés, hier, de tenir leur halte habituelle devant le siège de l’UGTA, rue Chitour Amar.

Il y a des dates dans l’histoire de l’Algérie qui gardent encore leur valeur symbolique pour toutes les générations. A trois jours seulement du rendez-vous fatidique du 1er novembre, qui coïncidera avec le 37e vendredi du mouvement populaire du 22 Février, la symbolique historique de cette date a été, hier, dans tous les esprits et sur toutes les lèvres lors de la 36e marche des étudiants à Constantine.

Sur le traditionnel parcours emprunté, chaque mardi au centre-ville de Constantine, par tous ceux qui continuent à tenir mordicus à leur marche, les slogans étaient pour une présence massive vendredi prochain, pas uniquement à Alger où l’événement est préparé avec enthousiasme, mais aussi dans toutes les villes de l’Algérie. L’ardeur n’a pas baissé d’un cran, bien que les marcheurs ont été empêchés, hier, de tenir leur halte habituelle devant le siège de l’UGTA, rue Chitour Amar. Une halte hautement symbolique choisie délibérément pour dénoncer la mainmise du pouvoir sur ce syndicat complice, avec le maintien des interdictions, des pressions et autres intimidations à l’encontre des syndicats indépendants.

Mais le caractère pacifique de la marche de mardi a été bien défendu même devant le siège de la cour de justice, un autre point de confluence où, chaque semaine, les irréductibles du hirak viennent dénoncer «la justice du téléphone» et réclamer la libération des détenus d’opinion.

La marche avait aussi toute sa charge patriotique à travers les célèbres Min djibalina et Qassaman, devenus les hymnes de la protestation populaire, fredonnés par des manifestants bien conscients de leur mission dans la sensibilisation et la mobilisation des citoyens face à toutes les manœuvres du pouvoir pour tenir par tous les moyens la présidentielle du 12 décembre.

«Si le pouvoir utilise tous les médias qui lui sont acquis et tous les supports publicitaires pour faire la promotion de la présidentielle, nous devons nous aussi déployer tout ce qu’on peut faire pour maintenir la flamme du hirak et surtout sensibiliser les citoyens sur les enjeux de cette manœuvre», a soutenu un étudiant lors du forum qui se tient, place Colonel Amirouche, chaque semaine à la fin de la marche.

Parmi les présents à ce forum, il y a toujours de simples citoyens qui viennent nombreux et spontanément apporter leur soutien à la marche des étudiants qui connaît des phases difficiles avec les tentatives menées par l’administration universitaire, qui a trouvé «l’astuce» en programmant sciemment les séances de TP et de TD pour cette journée, et contraindre les étudiants, mais aussi les enseignants à ne pas descendre au centre-ville.

Mais le message le plus émouvant a été celui de cette humble dame qui a demandé la parole pour la première fois pour revigorer les foules. «Il faut encore lutter et avoir la force de continuer, car il s’agit bien d’une vraie révolution comme celle que nos ancêtres ont lancée en 1954 ; cette révolution finira un jour par vaincre», a-t-elle lancé sous les youyous des femmes.

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