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lundi, 11 novembre, 2019
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35e vendredi de protestation à Béjaïa : La mobilisation au beau fixe

19 octobre 2019 à 10 h 10 min

Ce sont des milliers de personnes qui ont déferlé sur les boulevards de la ville de Béjaïa pour maintenir la pression sur le pouvoir.

La marche a démarré, comme d’habitude, de la maison de la culture Taos Amrouche vers les hauteurs de la capitale des Hammadites, qui venait d’abriter un événement sportif, la 14e édition du Marathon de Bougie, avant que celui-ci ne libère la rue aux marcheurs.

Ce 35e rendez-vous hebdomadaire du hirak se veut une réaction au dernier acte du gouvernement. Il s’agit de l’adoption des deux avant-projets de loi sur les hydrocarbures et celui des finances pour l’exercice 2020. Des textes qui engagent le pays sur une voie économique incertaine et qui sont, de plus, élaborés par un gouvernement disqualifié par la rue.

Après l’adoption de l’avant-projet de loi sur les hydrocarbures par le Conseil des ministres, le texte devrait être examiné au sein d’une commission spécialisée à l’Assemblée populaire nationale (APN). A cet effet, la rue continue de mettre la pression sur les députés à l’occasion de ces manifestations dans l’espoir de faire avorter son adoption définitivement par l’hémicycle du boulevard Zighoud Youcef. «Parlement dégage, l’Algérie machi l’elbi3 !» (Parlement dégage, l’Algérie n’est pas à vendre), ont scandé les manifestants en ce 35e vendredi de protestation contre le système et pour le changement radical du régime. Les marcheurs ont également réitéré leur soutien aux otages, les détenus politiques et d’opinion. Ils ne sont pas moins d’une centaine à croupir dans les geôles pour leurs positions ou pour avoir brandi le drapeau amazigh, symbole de l’unité de l’Afrique du Nord. «Libérez les otages !» tonnaient les milliers de participants à la marche d’hier, brandissant les portraits des détenus.

Le rejet des élections a été fortement exprimé par la foule. Il ne reste plus qu’une semaine pour la fin de la période de collecte de signatures des candidats. En dépit des difficultés exprimées par l’Autorité nationale indépendante des élections à installer ses commissions à travers le pays – grâce, notamment, à la mobilisant des partisans du boycott –, le pouvoir s’entête.

A ce propos, les manifestants sont plus que jamais déterminés à faire échouer les desseins des décideurs. Pour le peuple, les élections sont synonymes de régénération du système et de permission de l’ingérence étrangère. «Had elâam makanch el vote», (Cette année, il n’y aura pas de vote avec la îssaba), «Non à la reproduction du système, pas de vote !» «Non à l’élection du 12 décembre, le peuple refuse de se soumettre à l’impérialisme, rejet des projets de loi sur les hydrocarbures et de finances», lit-on sur des pancartes portées par les citoyens. Les manifestants ont réitéré leur attachement à un «Etat civil, non militaire !», fustigeant les manœuvres de l’état-major visant à affaiblir le mouvement.


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