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35e vendredi de la mobilisation citoyenne dans l’ouest du pays : Haro sur la présidentielle ! Haro sur le pouvoir !

19 octobre 2019 à 10 h 02 min

Pour le 35e vendredi de mobilisation citoyenne, les Oranais sont sortis en grand nombre dans les rues de la ville pour crier haro sur ce pouvoir grabataire – à la tête du pays depuis 57 années – et accessoirement rejeter l’élection présidentielle du 12 décembre prochain.

Tout autant que vendredi dernier, la foule était bien plus compacte au niveau de la place 1er Novembre, là où s’ébranle le premier convoi de manifestants. «Etalgou Saïd Boudour, mabaach el cocaïne !» (Relâchez Saïd Boudour, il n’a pas vendu de cocaïne) se sont écriés en synchrone les manifestants, dont beaucoup arboraient son portrait. Le jeune Djawed – condamné, dimanche dernier à un an de prison ferme pour avoir enlevé l’enseigne de la commission de surveillance de l’élection présidentielle – n’était pas en reste puisque beaucoup parmi les manifestants ont scandé son nom et réclamé sa libération immédiate.

Au niveau de la place des Victoires, un carré féministe, constitué de plusieurs dizaines de militantes, s’était formé et arborait une longue banderole rassemblant plusieurs figures féminines algériennes. «Had el hirak wajeb watani !» (Le hirak est un devoir national) ; «Makach el initkhabate maa el issabate !» (Pas de vote avec le clan maffieux) ont scandé les militantes féministes, parmi elles certaines qui ont fait le déplacement d’Alger spécialement pour ne pas rater la marche d’Oran.

Au niveau de la place des Victoires, la foule était énorme et s’apparentait à une marée humaine. «Les généraux à la poubelle wel Djazaïr teddi el istiklal !» ont crié les manifestants en prenant le chemin de Miramar. «Rien ne marche en Algérie, sauf les Algériens», s’est amusé à écrire un jeune manifestant sur sa pancarte. L’air ironique, un autre avait écrit sur la sienne : «La classe politique est plus polluante que les hydrocarbures», avant de conclure, sur le verso : «S’il n’y a pas de justice pour le peuple, il n’y aura pas de paix pour le gouvernement».

Un peu après, sous le pont de la Révolution (celui qui mène au siège de la wilaya en passant par l’Académie nationale), les manifestants criaient haut et fort : «Manjel taakoum hafi w had el aam makach el vote !» (votre faucille n’est pas fourbie, et cette année il n’y aura pas de vote) avant de s’écrier derechef : «Bye bye, Gaïd Salah, had el aam makach el vote !». A la place attenante au siège de la wilaya, un autre convoi de manifestants a abondé en ce sens en s’écriant : «Diroulna les menottes makach el vote !» (Vous n’avez qu’à nous mettre les menottes, cette année il n’y aura pas de vote).

Toujours au niveau de cette place, entre deux palmiers, les portraits de plusieurs détenus d’opinion étaient suspendus, parmi eux Saïd Boudour, Karim Tabou, Lakhdar Bouregaa et bien d’autres encore, une manière de sensibiliser tout un chacun sur le sort de ces détenus qui croupissent actuellement dans les geôles algériennes pour avoir eu des opinions qui divergeaient avec les tenants du pouvoir.


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